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  • "On vit en zone de guerre" : à Rosh Hanikra, le quotidien sous la menace permanente

"On vit en zone de guerre" : à Rosh Hanikra, le quotidien sous la menace permanente


Entre peur sur les routes, pression à l’hôpital et fatigue accumulée, ce chirurgien du nord d’Israël livre un témoignage sur la vie des habitants confrontés chaque jour aux tensions avec le Hezbollah.

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3 min
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  • Israël
  • Liban
  • Hezbollah
  • Témoignage
Nathan Lévy-Haïk
Nathan Lévy-HaïkScreenshot/ i24NEWS

Depuis Rosh Hanikra, à quelques kilomètres de la frontière avec le Liban, le professeur Nathan Lévy-Haïk décrit un quotidien rythmé par les sirènes, les drones et l’incertitude. Chirurgien dans un hôpital du nord d’Israël, il continue de se rendre chaque jour à son travail malgré une situation sécuritaire qu’il juge extrêmement éprouvante.

« Fatigué », répond-il d’abord lorsqu’on lui demande comment il va. Un mot simple pour résumer des semaines passées sous tension permanente. Il évoque les intercepteurs traversant le ciel, les explosions, les tirs entendus jusque dans son kibboutz et les drones qui survolent régulièrement les habitations à la recherche de cibles.

Video poster
« On vit en zone de guerre » : le témoignage poignant d’un habitant de Rosh Hanikra

Dans cette région proche de la frontière, chaque déplacement est devenu source d’angoisse. « On hésite à prendre la voiture », raconte-t-il. Même les gestes du quotidien peuvent basculer en quelques secondes. Il se souvient notamment d’un moment vécu avec son fils dans une station-service du kibboutz, lorsqu’un drone est apparu au même instant.

Le trajet vers l’hôpital représente désormais une épreuve à part entière. Certaines portions de route sont particulièrement exposées et les alertes y sont fréquentes. Une fois arrivé à l’hôpital, le médecin doit faire face à l’afflux de blessés, parmi lesquels figurent également des militaires.


Malgré cette réalité difficile, Nathan Lévy-Haïk dit ne ressentir ni désespoir ni abandon. Il parle d’« inquiétude permanente », mais aussi d’une forme de résilience chez les habitants du nord du pays, qu’il décrit comme « les gardiens de la frontière nord ».

Au fil de son témoignage, il exprime surtout une attente : savoir combien de temps cette situation durera encore.

« C’est la seule chose qu’on aimerait savoir aujourd’hui », confie-t-il.

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