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Zohran Mamdani au cœur d’un réseau présumé de bots sur X
Des centaines de comptes suspects relaieraient massivement les publications du maire. Des experts affirment avoir relié certaines adresses IP à la mairie, sans identifier les opérateurs.


Des dizaines, voire des centaines de comptes suspects sur X amplifieraient artificiellement les publications du maire de New York, Zohran Mamdani, et celles de son entourage politique, selon une enquête publiée par le Jerusalem Post.
Les données ont été transmises à l’Organisation sioniste mondiale par des spécialistes en cybersécurité, dans le cadre de ses activités contre l’antisémitisme en ligne. Leur analyse aurait porté sur les adresses IP, les habitudes de publication et les réseaux de diffusion des comptes concernés.
Les experts consultés par le quotidien israélien affirment être certains que certaines adresses IP peuvent être reliées aux infrastructures informatiques de la mairie de New York. Aucun élément publié ne permet toutefois d’établir qui contrôlait les comptes, ni de démontrer que Zohran Mamdani ou ses collaborateurs avaient ordonné leur utilisation.
Les comptes analysés présenteraient plusieurs caractéristiques communes : création récente, profils incomplets, très peu de publications personnelles et partage presque systématique de contenus déjà publiés.
Pour certains d’entre eux, entre 96 % et 100 % de l’activité serait constituée de republications. Plusieurs comptes auraient diffusé plus de 500 messages par jour, tandis que certains auraient dépassé les 800 ou 900 publications quotidiennes.
Le compte « SnoopyLima13 » aurait ainsi publié 955 messages en une journée, tous constitués de contenus repartagés. Un autre compte, « CatCat2005689 », aurait atteint 864 publications avec le même taux de republication.
Une activité aussi soutenue ne suffit pas, à elle seule, à prouver l’utilisation d’un robot. Elle peut également résulter d’outils de programmation ou d’une gestion humaine intensive. Les analystes estiment toutefois que l’accumulation de plusieurs indices similaires sur de nombreux comptes renforce l’hypothèse d’une opération automatisée ou coordonnée.
Le principal point commun entre les comptes serait leur tendance à diffuser les contenus provenant du compte officiel de Zohran Mamdani, de comptes municipaux et de responsables politiques proches du maire.
Le dispositif présumé fonctionnerait en donnant rapidement du volume à une publication, ce qui favoriserait sa mise en avant par l’algorithme de X. L’engagement de véritables utilisateurs pourrait ensuite accroître davantage sa visibilité.
L’enquête cite notamment une vidéo publiée le 27 juillet dans laquelle Zohran Mamdani déclarait ne pas pouvoir faire arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à New York et accusait Israël d’avoir tué des milliers de personnes. La publication avait recueilli plusieurs millions de vues, sans qu’il soit possible de déterminer quelle part provenait d’une diffusion artificielle.
L’Organisation sioniste mondiale prévoit de transmettre ses conclusions à Yehuda Kaploun, envoyé spécial des États-Unis chargé de surveiller et de combattre l’antisémitisme, afin qu’elles puissent être examinées par les autorités américaines.
Yifat Ovadia-Luski, responsable du département de lutte contre l’antisémitisme de l’organisation, a réclamé une enquête « approfondie, professionnelle et indépendante » sur cette possible opération d’influence.
Mark Goldfeder, directeur du National Jewish Advocacy Center, a également annoncé vouloir saisir le Département d’enquête de la ville et le Bureau des conflits d’intérêts. Son organisation demande notamment l’accès aux journaux informatiques des serveurs municipaux.
La mairie de New York et le département d’État américain, sollicités par le Jerusalem Post, n’avaient pas répondu au moment de la publication. À ce stade, les éléments présentés soulèvent des soupçons de diffusion coordonnée, mais ne prouvent ni l’implication de responsables municipaux ni l’existence d’instructions officielles.