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Iran : quels pays pourraient s’impliquer en cas d’escalade militaire ?
Si une action militaire directe resterait limitée, de nombreux États pourraient intervenir sur les plans défensif, logistique ou du renseignement.


À la faveur des préparatifs militaires américains observés ces derniers jours, la question d’une éventuelle opération contre l’Iran se pose avec acuité. Selon les évaluations actuelles, une attaque directe contre le territoire iranien ne serait menée que par les États-Unis, avec une implication possible d’Israël, tandis que les autres pays privilégieraient des rôles indirects.
Le Royaume-Uni apparaît comme l’allié occidental le plus susceptible d’apporter un soutien opérationnel. Celui-ci pourrait prendre la forme de partage de renseignement, de soutien aérien limité, de présence navale dans le Golfe ou encore de participation à l’interception de missiles et de drones iraniens visant Israël ou des intérêts occidentaux. Londres dispose notamment de moyens aériens positionnés à Chypre et coopère étroitement avec le commandement américain.
En Europe, d’autres pays membres de l’OTAN pourraient offrir un appui politique ou logistique, sans participation directe aux frappes, en raison des contraintes de politique intérieure et du risque de représailles iraniennes.
Dans la région, la Jordanie pourrait jouer un rôle discret mais clé, notamment en matière de défense aérienne et de renseignement, tout en évitant toute exposition publique comme plateforme d’attaque. Les monarchies du Golfe — Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis et Oman — ont officiellement exclu l’usage de leur territoire ou de leur espace aérien pour une offensive contre l’Iran, mais pourraient néanmoins contribuer de manière indirecte, notamment à la protection de sites stratégiques.
Un acteur souvent cité en coulisses est l’Azerbaïdjan, État frontalier de l’Iran, entretenant à la fois des relations pragmatiques avec Téhéran et des liens étroits avec Israël, et susceptible d’apporter un soutien discret.
Enfin, en cas d’escalade, les États-Unis resteraient le pilier central de la défense d’Israël, mobilisant systèmes antimissiles, capacités navales et dispositifs de détection avancée. La majorité des États impliqués cherchent avant tout à éviter une guerre régionale, privilégiant une coopération défensive et une implication non déclarée.