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L’accord nucléaire États-Unis - Arabie saoudite soumis au Congrès sans clause de normalisation avec Israël
Riyad maintient pour sa part que toute normalisation reste liée à des avancées sur la question palestinienne


L’accord de coopération nucléaire civile conclu entre les États-Unis et l’Arabie saoudite devrait être transmis cette semaine au Congrès américain sans aucune clause imposant à Riyad de normaliser ses relations avec Israël, selon une source directement informée du dossier citée par Axios. Cette révélation contredit les déclarations faites quelques jours plus tôt par le président américain Donald Trump, qui avait présenté l’adhésion saoudienne aux Accords d’Abraham comme une condition à la mise en œuvre du texte.
Washington et Riyad ont signé mercredi cet accord destiné à permettre le développement du programme nucléaire civil saoudien avec l’aide de technologies et d’entreprises américaines. Le lendemain, face aux critiques de plusieurs médias conservateurs qui reprochaient à l’administration de ne pas avoir obtenu de contrepartie diplomatique en faveur d’Israël, Donald Trump avait affirmé que l’accord serait rétroactivement conditionné à une normalisation entre l’Arabie saoudite et l’État hébreu. La Maison Blanche avait même assuré que le texte serait abandonné si le royaume refusait de rejoindre les Accords d’Abraham.
Le président américain avait également défendu les garanties encadrant le programme saoudien, assurant que des mécanismes de contrôle et de protection empêcheraient toute utilisation militaire du nucléaire. L’accord suscite néanmoins des interrogations à Washington, notamment sur la possibilité pour l’Arabie saoudite d’enrichir de l’uranium et sur l’étendue des inspections internationales prévues.
Donald Trump a cependant reconnu lundi qu’il n’avait pas discuté de cette nouvelle exigence avec les dirigeants saoudiens. Selon Axios, la version qui sera soumise aux parlementaires ne ferait donc aucune mention d’une reconnaissance d’Israël ni d’une adhésion aux Accords d’Abraham.
Cette absence de clause pourrait relancer le débat au Congrès, où certains élus souhaitent utiliser la coopération nucléaire comme levier pour obtenir un rapprochement historique entre Israël et l’Arabie saoudite. Riyad maintient pour sa part que toute normalisation reste liée à des avancées sur la question palestinienne, tandis que le programme nucléaire constitue l’un des piliers de sa stratégie de diversification énergétique.