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Le Qatar aurait promis son soutien au procureur de la CPI s’il poursuivait Netanyahou
Un responsable cité par le Wall Street Journal aurait affirmé qu’il ne s’agissait pas d’une initiative privée, mais d’une action attribuée à l’État qatari


L’affaire entourant Karim Khan, procureur de la Cour pénale internationale, prend une nouvelle dimension après des révélations publiées par le Wall Street Journal. Selon le média américain, une déclaration transmise au Federal Bureau of Investigation (FBI) et consultée par plusieurs membres du Congrès américain affirme que le Qatar aurait promis son soutien à Karim Khan s’il engageait des poursuites contre Benjamin Netanyahou.
Toujours selon ces informations, cette version serait appuyée par des enregistrements et des documents provenant de la société privée de renseignement Alysius, dans lesquels le Qatar aurait été désigné sous le nom de code "État Q". Deux sources impliquées dans le dossier auraient confirmé au quotidien américain que Doha se trouvait derrière l’opération. Un responsable cité par le journal aurait affirmé qu’il ne s’agissait pas d’une initiative privée, mais d’une action attribuée à l’État qatari.
Le rapport évoque également des tentatives présumées visant d’autres personnalités, notamment Tom Lynch, présenté comme l’un des premiers à avoir signalé des accusations de comportement sexuel inapproprié contre Karim Khan, ainsi que le sénateur américain Lindsey Graham, connu pour son soutien à Israël et ses critiques de la CPI. Des responsables de la sécurité néerlandaise auraient, selon plusieurs sources, interrogé certains employés de la Cour qui auraient fait l’objet de surveillance ou de pressions.
Parallèlement, Karim Khan est visé par une enquête externe ouverte par la CPI concernant des soupçons de comportement sexuel inapproprié envers une collaboratrice. Le procureur rejette ces accusations. Des proches de Khan ont laissé entendre que ces allégations s’inscriraient dans une campagne de déstabilisation liée à sa décision de demander en 2024 des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant. En novembre 2025, le Guardian avait déjà affirmé que le Qatar avait mandaté des sociétés privées pour collecter des informations sensibles sur la plaignante afin de fragiliser sa crédibilité.