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Les États membres de l'UE devraient refuser de rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump
En cause notamment, les déclarations répétées de Donald Trump concernant le Groenland, jugées excessives et inacceptables par les capitales européennes


L’initiative diplomatique annoncée par le président américain Donald Trump, baptisée "Conseil de paix" pour Gaza, suscite déjà de fortes réticences sur la scène internationale. Selon plusieurs diplomates cités par le quotidien israélien Haaretz, les États membres de l’Union européenne devraient refuser de rejoindre cette nouvelle instance voulue par Washington.
"Aucun des Européens ne suivra", a affirmé l’un des diplomates interrogés. En cause notamment, les déclarations répétées de Donald Trump concernant le Groenland, jugées excessives et inacceptables par les capitales européennes, et qui auraient achevé de convaincre l’UE de se tenir à l’écart du projet.
Dans le même temps, deux sources diplomatiques indiquent que le président américain a invité le président russe Vladimir Poutine à rejoindre le Conseil de paix. Ni le Kremlin ni l’ambassade de Russie en Israël n’ont réagi à ces informations. Un diplomate estime toutefois qu’il est peu probable que Vladimir Poutine accepte une telle invitation, jugeant difficilement concevable qu’il consente à se placer dans une structure perçue comme étant sous l’autorité politique de Donald Trump.
Cette invitation intervient alors que le président russe fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour l’invasion de l’Ukraine, et que la Russie reste sous le coup de lourdes sanctions américaines et européennes. Selon une autre source, l’Ukraine aurait également été conviée à participer à cette instance, sans que les modalités de sa participation ne soient précisées.
Par ailleurs, deux sources proches du dossier confirment que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a lui aussi reçu une invitation à rejoindre le Conseil de paix. D’après l’une d’elles, il était informé que la Turquie et le Qatar seraient également sollicités, tant pour le Conseil que pour un Conseil exécutif distinct.
Benjamin Netanyahou aurait toutefois été surpris par l’inclusion du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, ainsi que d’Ali al-Thawadi, conseiller principal du Premier ministre qatari, au sein de cette instance dédiée à Gaza.
À ce stade, les contours exacts, les objectifs et la crédibilité internationale du Conseil de paix restent flous, alors même que les refus européens et les interrogations diplomatiques s’accumulent.