- i24NEWS
- International
- Les négociations avec les États-Unis ont permis de "mieux comprendre les positions de chacun", selon le président du Parlement iranien
Les négociations avec les États-Unis ont permis de "mieux comprendre les positions de chacun", selon le président du Parlement iranien
Le responsable iranien a confirmé que les discussions achoppaient notamment sur deux dossiers majeurs : la situation dans le détroit d'Ormuz et les questions liées au programme nucléaire


Les négociations en cours entre l’Iran et les États-Unis ont permis de « mieux comprendre les positions de chacun », sans pour autant lever la méfiance persistante entre les deux pays, a déclaré dimanche le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, présenté comme le nouvel homme fort de l'Iran.
Dans un entretien accordé à la télévision d’État, le responsable iranien a confirmé que les discussions achoppaient notamment sur deux dossiers majeurs : la situation dans le détroit d'Ormuz et les questions liées au programme nucléaire.
« Nous avons toujours œuvré pour la normalisation du trafic dans le détroit d’Ormuz », a-t-il affirmé, attribuant les perturbations récentes au non-respect du cessez-le-feu au Liban. Il a par ailleurs insisté sur le fait que l’Iran n’accepterait pas que des navires étrangers circulent librement dans la zone si ses propres bâtiments en sont empêchés.
Mohammad Bagher Ghalibaf a également accusé les États-Unis d’avoir envisagé des actions militaires sous couvert de sécurisation de la navigation, tout en affirmant que ces initiatives n’avaient pas reçu le soutien de l’OTAN. « De leur propre aveu et selon l’opinion publique internationale, nous sommes victorieux », a-t-il déclaré.
Reconnaissant l’écart de moyens militaires entre l’Iran et les États-Unis, il a néanmoins estimé que la stratégie iranienne avait permis de tenir tête à Washington. Il a notamment accusé le président américain Donald Trump d’avoir sous-estimé la capacité de résistance iranienne et d’avoir été contraint de réclamer un cessez-le-feu après plusieurs semaines de confrontation.
Le responsable iranien a en outre réaffirmé que tout accord de cessez-le-feu devait inclure le Liban, évoquant le rôle du Hezbollah qu’il a présenté comme un allié engagé aux côtés de Téhéran dans le conflit.
« Pendant des années, le Hezbollah a combattu le régime sioniste, mais lors du récent conflit, il a combattu aux côtés de la République islamique », a expliqué Ghalibaf. « Le front de la résistance est venu en aide à la République islamique. Par conséquent, l'instauration d'un cessez-le-feu doit également l'inclure, et c'était la condition posée par l'Iran pour un cessez-le-feu dans la région. »
Enfin, il a accusé les États-Unis d’avoir violé la trêve en menant des opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz, assurant que l’Iran avait menacé d’ouvrir le feu en cas de poursuite de ces manoeuvres. Mohammad Bagher Ghalibaf a conclu en dénonçant les déclarations de Donald Trump, qu’il a qualifié de « maître du mensonge et de la guerre psychologique ».