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"Nous pouvons prolonger la guerre jusqu’au départ de Donald Trump", menace un haut responsable iranien
"Nous devons parvenir à une dissuasion telle que l’ennemi n’ose plus jamais nous attaquer", a déclaré Mohammad Reza Naqdi


Un haut responsable des Gardiens de la révolution affirme que l’Iran pourrait chercher à prolonger la guerre avec les États-Unis jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump, en 2029, afin d’épuiser Washington et de renforcer sa capacité de dissuasion.
Mohammad Reza Naqdi, conseiller de haut rang du commandant des Gardiens de la révolution, a exposé cette stratégie lors d’un entretien accordé à PBS. "Nous devons parvenir à une dissuasion telle que l’ennemi n’ose plus jamais nous attaquer", a-t-il déclaré. L’une des options envisagées serait, selon lui, de faire durer le conflit jusqu’à la prochaine présidence américaine afin d’imposer aux États-Unis une guerre d’usure et de démontrer le coût d’une attaque contre l’Iran.
Ancien coordinateur adjoint des Gardiens de la révolution entre 2019 et 2025, Mohammad Reza Naqdi occupe aujourd’hui le poste de conseiller principal auprès du commandement de l’organisation. Il a également revendiqué une victoire iranienne dans le conflit et estimé que les capacités militaires américaines s’étaient révélées inférieures aux attentes de Téhéran.
"Washington mène une guerre sans stratégie", a-t-il affirmé, accusant les États-Unis d’avoir régulièrement modifié leurs objectifs militaires. Selon lui, la prolongation des combats profite également aux forces iraniennes en leur permettant d’acquérir une expérience directe de la guerre contre l’armée américaine. "Au cours de ces cinq mois, nous avons appris comment combattre l’Amérique", a-t-il assuré.
Naqdi a par ailleurs affirmé que l’Iran produisait actuellement davantage de missiles qu’il n’en utilisait quotidiennement, rejetant ainsi l’idée que ses stocks puissent rapidement s’épuiser. Il a même soutenu que Téhéran resterait capable de menacer les intérêts économiques américains à travers le monde dans l’hypothèse où son arsenal de missiles viendrait à manquer.