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L’Iran revendique des centaines de victimes américaines
Mohsen Rezaï affirme que près de 500 soldats américains ont été tués par l’Iran. Des chiffres contredits par le Commandement central américain.


Mohsen Rezaï, conseiller militaire du Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, a affirmé que les frappes iraniennes menées en juillet avaient tué des centaines de soldats américains et en avaient blessé plusieurs centaines d’autres.
Lors d’un entretien accordé lundi à la chaîne iranienne Press TV, Mohsen Rezaï a avancé un bilan de près de 500 militaires américains tués. Press TV a, de son côté, évoqué 650 victimes — morts et blessés confondus — en prétendant que ce chiffre avait été reconnu par Washington.
Ces affirmations n’ont cependant pas été confirmées par les États-Unis. Selon les dernières données du Commandement central américain (CENTCOM), quatre soldats américains ont été tués en Jordanie et en Irak en juillet. Quatorze autres avaient péri plus tôt dans l’année lors de l’opération « Epic Fury ».
À la fin du mois de juillet, 417 militaires américains étaient par ailleurs recensés comme blessés dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Quelque 207 autres figuraient dans la catégorie plus générale des blessés au cours d’« opérations à l’étranger ».
Les déclarations de Mohsen Rezaï interviennent après plusieurs mois de frappes américaines destinées à réduire la capacité de Téhéran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz et à contraindre la République islamique à reprendre les négociations.
Mohsen Rezaï a également accusé Israël d’avoir poussé Washington à entrer dans le conflit. Selon le responsable iranien, l’État hébreu serait resté à l’écart de la dernière confrontation américano-iranienne en raison de la mobilisation de ses ressources à Gaza, au Liban et en Judée-Samarie.
Le conseiller militaire a averti que les « manœuvres désespérées » des États-Unis risquaient de déclencher une troisième guerre mondiale, tout en affirmant que l’Iran privilégiait la diplomatie.
Ces déclarations surviennent alors que Washington et Téhéran livrent des versions contradictoires sur l’état des pourparlers. Le président américain Donald Trump a affirmé que de nouvelles discussions avaient commencé et que l’Iran cherchait un accord pour éviter une offensive américaine de grande ampleur.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a toutefois démenti lundi l’existence de négociations avec les États-Unis, assurant qu’aucune rencontre n’était programmée.