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Crise en Iran : Massoud Pezeshkian et le président du Parlement envisagent de limoger Abbas Araghchi
Il est accusé d’avoir agi en lien direct avec le commandant des Gardiens de la révolution, Ahmad Vahidi, perçu comme l’un des hommes forts du régime.


Des tensions majeures agitent la direction iranienne alors que le pays tente simultanément de reconstituer ses capacités militaires, malgré le cessez-le-feu en vigueur. Selon plusieurs sources, le président Massoud Pezeshkian et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf envisagent de limoger le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Il est accusé d’avoir contourné les autorités civiles au profit des responsables militaires dans les négociations avec les États-Unis et d’avoir agi en lien direct avec le commandant des Gardiens de la révolution, Ahmad Vahidi, perçu comme l’un des hommes forts du régime. Selon des proches du président, Pezeshkian aurait même menacé de le révoquer si cette situation perdurait.
En parallèle, Téhéran intensifie ses efforts pour restaurer son arsenal militaire. D’après des informations relayées par des sources américaines, l’Iran procède à l’extraction de missiles et de munitions enfouis sous des décombres ou dissimulés dans des installations souterraines. L’objectif est clair : être en mesure de relancer rapidement des attaques de drones et de missiles en cas d’échec des négociations.
Les services de renseignement estiment que, malgré les frappes subies, l’Iran a conservé une part significative de ses capacités grâce à une stratégie de dispersion et de dissimulation de ses armes avant et pendant le conflit.
Face à ces développements, Washington ajuste sa posture. Le président Donald Trump a été briefé dans la nuit pendant 45 minutes par le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, et le chef d’état-major interarmées, Dan Caine, sur de nouvelles options de frappes contre l’Iran.
Ce briefing, similaire à celui ayant précédé le déclenchement du conflit fin février, laisse entrevoir la possibilité d’une reprise des hostilités. Dans ce contexte, les divisions internes à Téhéran, combinées à une remobilisation militaire, font planer le risque d’une escalade imminente.