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Israël aurait refusé la normalisation avec la Syrie "à la dernière minute", selon le président Ahmed al-Sharaa
Le président syrien a également critiqué le rôle de l'Iran dans le conflit syrien, estimant que son intervention avait contribué à « déraciner le peuple syrien » sous le régime précédent


En visite officielle au Royaume-Uni, le président syrien Ahmed al-Sharaa a affirmé que Damas avait tenté, sans succès, de normaliser ses relations avec Israël, selon des propos rapportés mardi par des médias israéliens.
S’exprimant lors d’un événement organisé par Chatham House à Londres, le chef de l’État a évoqué des tentatives de dialogue « directes et indirectes » avec Israël. « Nous sommes parvenus à des conclusions positives, mais Israël a changé d’avis à la dernière minute », a-t-il déclaré.
Le président syrien a également critiqué le rôle de l'Iran dans le conflit syrien, estimant que son intervention avait contribué à « déraciner le peuple syrien » sous le régime précédent. « Nous n’avons aucun problème avec l’Iran à Téhéran, mais avec l’Iran à Damas », a-t-il précisé, dénonçant l’influence régionale de la République islamique.
Selon lui, la Syrie privilégie aujourd’hui une approche diplomatique, face aux ambitions iraniennes en matière de missiles balistiques et de programme nucléaire. « Nous préférons les négociations aux guerres qui entraîneraient des risques supplémentaires », a-t-il insisté, assurant que son pays resterait en dehors des conflits tant qu’il ne serait pas directement attaqué.
Concernant le Hezbollah, Ahmed al-Sharaa a réaffirmé la volonté de Damas de sécuriser ses frontières et de lutter contre le trafic d’armes. Il a également souligné le coût humain et sécuritaire lié à la présence du mouvement terroriste au Liban.
Cette visite s’inscrit dans un contexte diplomatique actif, marqué notamment par une rencontre avec le Premier ministre britannique Keir Starmer à Downing Street, au cours de laquelle les enjeux régionaux et sécuritaires ont été abordés.