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La Syrie soutient l’initiative libanaise visant à désarmer le Hezbollah
Damas affirme également avoir renforcé ses forces à la frontière afin d’éviter toute extension du conflit sur son territoire.


Le président syrien Ahmed al-Sharaa a exprimé son soutien au président libanais Joseph Aoun dans ses efforts visant à désarmer le Hezbollah, selon des déclarations rapportées par les médias d’État syriens. Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alors que les affrontements entre Israël et le Hezbollah ravivent les inquiétudes quant à la stabilité du Liban.
Lors d’une visioconférence avec de hauts responsables européens, Ahmed al-Sharaa a affirmé que Damas se tenait aux côtés de Beyrouth dans cette démarche. « Nous sommes aux côtés du président libanais Joseph Aoun dans le désarmement du Hezbollah », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de renforcer l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble de son territoire.
Le président syrien a également annoncé que son pays avait renforcé ses dispositifs militaires le long de la frontière libanaise. Selon lui, ces mesures visent à empêcher que le conflit en cours ne déborde sur le territoire syrien. « Nous avons renforcé nos forces défensives à la frontière par précaution afin d’éviter que les répercussions du conflit ne se propagent en Syrie, et pour lutter contre les organisations transfrontalières et empêcher qu’elles n’utilisent le territoire syrien », a-t-il expliqué.
Ces déclarations interviennent alors que le président libanais Joseph Aoun a récemment accusé le Hezbollah de mettre en péril l’avenir du Liban. Selon lui, la décision du mouvement chiite de tirer des roquettes vers Israël pourrait conduire à un effondrement de l’État libanais et entraîner le pays dans une confrontation plus large.
Le Hezbollah, allié de l’Iran et acteur politique et militaire majeur au Liban, joue depuis longtemps un rôle central dans les tensions régionales. Les appels à son désarmement se multiplient désormais, notamment au sein des institutions libanaises, qui cherchent à réaffirmer l’autorité de l’État et à éviter une escalade susceptible d’aggraver encore la situation sécuritaire et politique du pays.