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Israël et les États-Unis ne veulent pas d'une nouvelle force internationale pour remplacer la FINUL
Nous ne devons pas répéter la grave erreur de la FINUL", a déclaré l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, à i24NEWS


À l’approche d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à l’après-FINUL au Liban, Israël et les États-Unis affichent une position commune sur un point central : ils veulent mettre fin au modèle actuel des forces internationales de maintien de la paix dans le sud du pays.
Dans le cadre de la résolution prévoyant la fin du mandat de la FINUL, le Conseil de sécurité avait demandé au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, de présenter plusieurs scénarios pour la suite. Trois options doivent être examinées : une force d’environ 5 525 personnels en uniforme entre la Ligne bleue et le Litani ; une force de quelque 3 370 hommes combinant observateurs non armés et unités de protection ; ou encore un dispositif réduit à environ 1 980 personnels, davantage centré sur la liaison et le suivi que sur l’application des décisions.
Israël rejette cependant l’idée même d’une nouvelle force internationale. "Nous soutenons la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité mettant fin au mandat de la FINUL dans le sud du Liban, mais nous nous opposons au déploiement de nouvelles forces internationales dans la région. Nous ne devons pas répéter la grave erreur de la FINUL", a déclaré l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, à i24NEWS.
Jérusalem et Washington privilégient à la place le cadre trilatéral mis en place cette année avec Beyrouth. Un responsable américain a indiqué à i24NEWS que, s’il était pleinement appliqué, ce mécanisme rendrait inutile une nouvelle mission internationale de maintien de la paix. Washington ne ferme toutefois pas totalement la porte à une présence internationale limitée dans le sud du Liban, à condition qu’elle soit directement liée aux objectifs du cadre trilatéral et ne prenne pas la forme d’une "FINUL allégée".
Selon un haut responsable de l’ONU interrogé par i24NEWS, les États-Unis pourraient chercher un compromis en demandant au Conseil de sécurité de donner son aval à une force de vérification tierce, qui ne serait pas placée sous commandement de l’ONU mais bénéficierait de sa légitimité. Plusieurs pays seraient à l’étude pour cette mission, parmi lesquels l’Italie, qui contribue déjà à la FINUL.
Danny Danon a également averti que les alternatives actuellement proposées au Conseil de sécurité "ne contribueront pas à la stabilité régionale". "Au contraire, elles pourraient offrir au Hezbollah une plateforme pour reconstruire sa puissance, comme il l’a fait pendant l’ère de la FINUL", a-t-il affirmé.
Une décision du Conseil de sécurité est attendue idéalement en septembre afin de préparer le retrait progressif de la FINUL prévu l’an prochain. Reste également à déterminer le sort de ses positions le long de la Ligne bleue, de son quartier général à Naqoura et de ses autres installations, qui pourraient être transférées à une éventuelle force de suivi. En l’absence de successeur, leur fermeture complète entraînerait des coûts importants si une nouvelle présence devait être rétablie ultérieurement.