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Désarmement du Hezbollah : Israël et le Liban avancent sur les modalités de contrôle
"Les discussions techniques servent à régler les mécanismes afin que le cadre n'échoue pas dès son lancement", a déclaré un responsable américain


Les discussions techniques entre Israël et le Liban à Rome se sont achevées jeudi après trois jours de négociations "constructives et détaillées", avec des avancées sur les modalités de mise en œuvre du cadre trilatéral soutenu par les États-Unis, a indiqué un responsable du département d'État américain.
Les délégations ont finalisé les paramètres nécessaires au fonctionnement des premières "zones pilotes", notamment les cartes communes, les procédures opérationnelles ainsi que les critères permettant de vérifier que l'armée libanaise (LAF) a effectivement sécurisé et débarrassé les secteurs concernés des armes et infrastructures du Hezbollah. Selon Washington, les parties disposent désormais de "définitions et de critères clairs" permettant de mesurer le succès du dispositif.
La question de la vérification reste néanmoins au cœur des discussions. Les États-Unis travaillent notamment à la mise en place d'un mécanisme impliquant des acteurs tiers pour contrôler les opérations menées par l'armée libanaise. Lors du prochain cycle de négociations techniques, Beyrouth devra présenter des feuilles de route détaillées pour la sécurisation de nouvelles zones, parallèlement à la mise en œuvre du dispositif dans les premiers secteurs pilotes.
Washington a également eu des discussions bilatérales avec la délégation libanaise sur l'octroi d'une aide à la reconstruction. Le responsable américain a insisté sur la nécessité de régler précisément les aspects techniques avant d'accélérer le processus : "Les discussions techniques servent à régler les mécanismes afin que le cadre n'échoue pas dès son lancement."
Les événements sécuritaires survenus mardi et dans la nuit de mercredi à jeudi ont par ailleurs illustré, selon Washington, les difficultés auxquelles le mécanisme reste confronté. Le Military Coordination Group for Lebanon (MCG4L) aurait rapidement transmis des informations aux deux parties et doit continuer à faciliter les communications entre elles.
Les États-Unis ont également réaffirmé leur opposition au renouvellement du mandat de la FINUL. Israël et le Liban ont accepté de travailler avec Washington à une alternative permettant de soutenir la mise en œuvre du cadre trilatéral.
Sur le volet politique, les discussions doivent reprendre à Rome début septembre. Des contacts se poursuivront d'ici là à Beyrouth, Jérusalem et Washington. Le département d'État souligne également l'existence désormais de discussions civiles directes et régulières entre Israéliens et Libanais, avec des délégations d'une ampleur sans précédent réunies autour d'une même table.
Washington se montre optimiste quant à la dynamique engagée. "Le cadre est en cours de mise en œuvre, les premières zones sont opérationnelles et les groupes de travail se sont accordés sur leur langage, leurs cartes et leurs procédures", a affirmé le responsable américain.
Les États-Unis accusent toutefois le Hezbollah de chercher à "saboter le processus" et reconnaissent les fortes contraintes politiques auxquelles sont confrontés les gouvernements israélien et libanais. Pour Washington, le fait que les équipes des deux pays aient pu dialoguer directement et élaborer ensemble des solutions constitue néanmoins "un changement structurel". L'objectif est désormais de faire fonctionner les premières zones pilotes avant d'étendre progressivement le dispositif à d'autres secteurs.