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L’Iran conserve 70 % de son arsenal de missiles d’avant-guerre, selon le renseignement américain
Des évaluations confidentielles contredisent la version de la Maison-Blanche, qui affirme avoir durablement détruit les capacités militaires iraniennes.


L’Iran aurait conservé environ 70 % de son stock de missiles d’avant-guerre, selon des évaluations confidentielles du renseignement américain rapportées par le New York Times.
Ces documents indiqueraient également que Téhéran a retrouvé un accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles situés le long du détroit d’Ormuz. Seuls trois sites seraient encore totalement inaccessibles.
Ces conclusions contredisent fortement le discours public de l’administration de Donald Trump, qui présente depuis plusieurs semaines l’armée iranienne comme largement détruite après l’opération américaine Epic Fury.
Moins d’un mois après cette opération, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait affirmé que les forces iraniennes avaient été « décimées » et rendues inefficaces pour plusieurs années. Mais selon les évaluations citées par le New York Times, l’Iran conserverait encore près de 70 % de ses lanceurs mobiles et aurait récupéré l’accès à environ 90 % de ses installations souterraines de stockage et de lancement de missiles dans le pays.
Ces sites seraient désormais considérés comme partiellement ou totalement opérationnels.
La Maison-Blanche a vivement rejeté ces informations. Sa porte-parole, Olivia Wales, a répété que l’armée iranienne avait été « écrasée » et accusé ceux qui affirment le contraire de relayer la propagande des Gardiens de la révolution.
Donald Trump a lui aussi réagi sur les réseaux sociaux, estimant qu’il relevait presque de la « trahison » de suggérer que l’armée iranienne se porterait bien. Le Pentagone a accusé le New York Times d’agir comme un relais de communication du régime iranien.
Selon le quotidien américain, ces évaluations reflètent les limites d’un choix tactique effectué pendant la campagne. Faute de disposer d’un nombre suffisant de bombes capables de pénétrer les bunkers, les planificateurs américains auraient parfois choisi de bloquer les entrées des sites souterrains iraniens plutôt que de les détruire totalement.
Cette stratégie aurait produit des résultats mitigés, permettant à l’Iran de regagner rapidement l’accès à une grande partie de ses infrastructures.
Les responsables américains auraient aussi voulu préserver une partie de leurs munitions les plus puissantes pour d’éventuels conflits futurs en Asie, notamment face à la Corée du Nord ou à la Chine.