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Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport
Selon les promoteurs du projet, la nouvelle infrastructure pourra accueillir environ 114 000 passagers dès sa première année d’exploitation.


Le Liban a officiellement lancé samedi les travaux de réhabilitation de l’aéroport René-Moawad de Qlayaat, dans le nord du pays, avec l’objectif de le transformer en deuxième aéroport international du pays d’ici la fin de l’année. Cette initiative intervient alors que le Liban est confronté à un conflit persistant entre Israël et le Hezbollah, qui met régulièrement sous pression l’aéroport international de Beyrouth.
Situé dans la province d’Akkar, près de la frontière syrienne, l’aéroport de Qlayaat est utilisé depuis des décennies comme base militaire par l’armée libanaise. Le ministre des Transports, Fayez Rasamny, a salué un projet attendu depuis plus d’un demi-siècle. « Aujourd’hui, nous passons des promesses à l’exécution », a-t-il déclaré lors de la cérémonie inaugurale.
Les travaux doivent débuter la semaine prochaine et durer au moins trois mois. Une phase pilote est prévue avant une mise en service complète en novembre 2026. Dans un premier temps, l’aéroport desservira notamment Mersin, Istanbul et Dubaï, avant une extension progressive vers Riyad, Le Caire et Athènes.
Selon les promoteurs du projet, la nouvelle infrastructure pourra accueillir environ 114 000 passagers dès sa première année d’exploitation, un chiffre qui pourrait dépasser les 600 000 voyageurs annuels d’ici quatre ans.
Au-delà de l’aspect économique, le projet revêt une dimension stratégique. L’unique aéroport international du Liban est situé dans la banlieue sud de Beyrouth, à proximité du bastion du Hezbollah. Depuis plusieurs années, Israël accuse l’organisation chiite d’utiliser les infrastructures aéroportuaires pour le transfert d’armes et de fonds, ce que Beyrouth dément fermement.
La création d’un second aéroport vise également à stimuler l’économie de la région d’Akkar, l’une des plus pauvres du Liban, où le chômage reste particulièrement élevé.
Construit à l’origine par l’armée française dans les années 1930, l’aéroport René-Moawad avait déjà servi à des vols civils avant d’être endommagé lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006.