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Les pays du Golfe veulent la fin de la guerre avec l'Iran, mais restent profondément divisés
Entre divergences stratégiques, rivalités régionales et intérêts économiques, les divisions au sein du Conseil de coopération du Golfe compliquent toute perspective de règlement du conflit.


Les pays arabes du Golfe tentent d'afficher un front commun pour mettre fin au conflit. En coulisses, toutefois, les divergences stratégiques restent profondes et compliquent toute initiative diplomatique, révèle Politico.
Si tous les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) souhaitent maintenir ouvert le détroit d'Ormuz, passage essentiel pour le commerce mondial du pétrole, ils divergent sur les moyens d'y parvenir. Certains privilégient une ligne dure face à Téhéran, tandis que d'autres misent sur la médiation et une désescalade rapide.
Ces désaccords reflètent également les intérêts économiques propres à chaque État. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman disposent d'itinéraires alternatifs pour exporter leurs hydrocarbures, contrairement au Qatar, au Koweït et à Bahreïn, beaucoup plus dépendants du détroit d'Ormuz.
Selon plusieurs anciens responsables américains interrogés par Politico, les tensions entre les monarchies du Golfe se sont même accentuées depuis le début de la guerre. Le retrait des Émirats arabes unis de l'OPEP en avril aurait notamment ravivé les frictions avec Riyad. Certains diplomates vont jusqu'à qualifier le CCG de structure « non fonctionnelle ».
Les frappes iraniennes contre Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, ainsi que les attaques des Houthis contre des pétroliers saoudiens en mer Rouge, renforcent pourtant la pression en faveur d'une meilleure coordination régionale.
Malgré ces efforts, plusieurs experts estiment qu'une véritable unité reste hors de portée. Au mieux, les États du Golfe pourraient coordonner davantage leurs actions afin de limiter les conséquences du conflit, sans pour autant adopter une stratégie commune face à l'Iran.