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Sondage : 46 % des Palestiniens de Judée-Samarie estiment qu'Israël n'a pas le droit d'exister
26 % souhaitent un État palestinien "du fleuve à la mer", sans présence juive et 17 % un État palestinien sur l'ensemble du territoire dans lequel les Juifs pourraient vivre comme citoyens


Les Palestiniens de Judée-Samarie restent profondément divisés sur l'existence même d'Israël, mais une majorité privilégie la voie diplomatique à la lutte armée pour résoudre le conflit, selon un sondage de l'Institut d'études de sécurité nationale (INSS) de l'université de Tel-Aviv.
Selon cette enquête, 46 % des personnes interrogées estiment qu'Israël n'a pas le droit d'exister, contre 41 % qui reconnaissent ce droit. Interrogés séparément sur l'avenir de l'État hébreu, 42 % pensent qu'il serait possible de mettre fin à son existence, à plus ou moins long terme, tandis que 32 % jugent un tel scénario impossible.
Sur les moyens de résoudre le conflit, les résultats font toutefois apparaître une nette préférence pour la négociation : 52 % des sondés la considèrent comme la meilleure voie, contre 13 % qui privilégient une résistance populaire non armée et 12 % la lutte armée. Par ailleurs, 57 % estiment que la lutte violente a échoué et que les Palestiniens devraient désormais concentrer leurs efforts sur l'action diplomatique internationale.
Aucune solution politique ne recueille cependant l'adhésion d'une majorité. Une solution à deux États est soutenue par 27 % des personnes interrogées, tandis que 22 % préfèrent un État binational unique garantissant l'égalité des droits. Par ailleurs, 26 % souhaitent un État palestinien "du fleuve à la mer", sans présence juive permanente, et 17 % un État palestinien sur l'ensemble du territoire dans lequel les Juifs pourraient vivre comme citoyens ou résidents.
Concernant l'avenir de Gaza, 40 % des sondés estiment que le Hamas devrait déposer les armes, mais moins de la moitié d'entre eux pensent que l'organisation terroriste accepterait réellement de le faire. Pour administrer la bande de Gaza, 32 % privilégient un gouvernement technocratique, contre 21 % pour l'Autorité palestinienne, 21 % pour un gouvernement d'union Fatah-Hamas et seulement 5 % pour le Hamas.
La succession de Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne reste également très incertaine : 44 % des personnes interrogées ne se prononcent pas. Parmi celles exprimant une préférence, Marwan Barghouti, qui purge plusieurs peines de prison à perpétuité en Israël pour son rôle dans la planification d'attentats terroristes meurtriers, arrive largement en tête avec 34 %, loin devant Hussein al-Sheikh, crédité de 8 %.
Enfin, les préoccupations quotidiennes occupent une place majeure : 97 % citent le chômage et les difficultés économiques parmi les problèmes les plus importants auxquels ils sont confrontés, 96 % les violences commises par des habitants d'implantations et 91 % les opérations de Tsahal en Judée-Samarie. Six personnes sur dix déclarent également éprouver un sentiment de sécurité personnelle faible ou très faible.