- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Syrie : ouverture des procès après les massacres de Soueïda en 2025
Syrie : ouverture des procès après les massacres de Soueïda en 2025
Les autorités promettent de juger les responsables, alors que l'ONU évoque de possibles crimes de guerre et crimes contre l'humanité.


Les autorités syriennes ont annoncé l'ouverture des premiers procès liés aux violences meurtrières qui ont frappé la province de Soueïda, à majorité druze, en juillet 2025. Les audiences ont débuté le 1er juillet devant un tribunal de Damas, en présence des accusés et de leurs avocats.
Ces affrontements, parmi les plus sanglants depuis la chute de Bachar al-Assad fin 2024, avaient éclaté entre des factions druzes et des combattants bédouins. Les forces gouvernementales étaient ensuite intervenues aux côtés des tribus bédouines, provoquant une escalade qui avait conduit Israël à mener des frappes contre les forces syriennes, affirmant vouloir protéger la communauté druze.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), plus de 2 000 personnes ont été tuées, dont 789 civils druzes. Une commission d'enquête gouvernementale a, de son côté, recensé 1 760 victimes.
Le ministère syrien de la Justice affirme que ces procès visent à établir les responsabilités et à poursuivre toute personne reconnue coupable de violations, quel que soit son rang ou son appartenance. Plusieurs autres suspects restent sous enquête.
En mars dernier, la commission d'enquête avait établi une liste de suspects comprenant des membres des ministères de la Défense et de l'Intérieur, des factions druzes ainsi que des civils, notamment issus des tribus bédouines.
Les Nations unies estiment que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité pourraient avoir été commis à Soueïda. Les enquêteurs de l'ONU ont documenté des exécutions sommaires, des actes de torture, des violences sexuelles et l'incendie de nombreuses habitations.
L'ouverture de ces procès constitue une étape importante pour les nouvelles autorités syriennes, qui cherchent à démontrer leur volonté de rendre justice après l'un des épisodes les plus meurtriers de l'après-Assad.