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Un officier syrien affirme qu’Eli Cohen aurait été enterré près d’une caserne aux abords de Damas
Un officier syrien affirme qu’une caserne avait été envisagée pour dissimuler la sépulture de l’agent du Mossad exécuté en 1965. Il dit toutefois ignorer le lieu finalement choisi.


La dépouille d’Eli Cohen pourrait avoir été enterrée à l’entrée d’une caserne militaire dans les environs de Damas. C’est ce qu’affirme Saeed Jawish, un officier des services de sécurité syriens, dans un entretien publié samedi par le magazine Al Majalla. Son témoignage ne permet cependant pas de localiser précisément la sépulture de l’agent israélien.
Jawish assure avoir participé à l’opération ayant conduit à l’arrestation d’Eli Cohen. Il raconte que, la veille de son exécution, cinq autres officiers syriens et lui avaient débattu du lieu où l’enterrer, avec l’objectif d’empêcher Israël de récupérer ses restes.
« Nous nous sommes dit que les Israéliens n’abandonneraient pas et chercheraient à obtenir sa dépouille. Chacun a donc commencé à proposer un lieu où il pourrait être enterré », a-t-il expliqué.
Selon son récit, un responsable nommé Adnan Tayara avait suggéré de l’inhumer à l’entrée d’une caserne disposant déjà d’une surveillance permanente. Cette solution aurait permis d’éviter de mettre en place une garde spécialement affectée à la tombe.
Jawish reconnaît néanmoins ne pas savoir quelle caserne aurait finalement été retenue. « Il y avait plusieurs casernes, et je ne sais pas laquelle a été choisie », a-t-il déclaré. Il affirme qu’un militaire syrien nommé Melhem Qassem, qui aurait assisté à l’inhumation, connaît cet emplacement.
Agent du Mossad, Eli Cohen avait opéré en Syrie sous l’identité de Kamel Amin Thabet. Il se présentait comme un riche homme d’affaires syrien revenu à Damas après plusieurs années en Argentine. Arrêté en janvier 1965 alors qu’il transmettait des messages à Israël, il avait été jugé pour espionnage puis pendu publiquement à Damas le 18 mai de la même année.
Depuis son exécution, la Syrie n’a pas restitué sa dépouille. Celle-ci aurait été déplacée à plusieurs reprises pour empêcher sa localisation et son rapatriement en Israël.
Près d’un an avant ce nouveau témoignage, la chaîne saoudienne Al-Hadath avait évoqué une possible restitution dans le cadre d’un accord avec la Syrie. Ces informations avaient suivi la récupération par le Mossad de quelque 2 500 documents concernant Eli Cohen. Reuters avait également rapporté que les dirigeants syriens avaient approuvé une remise de ses restes, dans l’espoir d’apaiser les tensions avec Israël et de manifester leur bonne volonté envers Donald Trump.