- i24NEWS
- Israël en guerre
- Visite discrète du chef de Tsahal à Washington sur le dossier iranien
Visite discrète du chef de Tsahal à Washington sur le dossier iranien
La visite d'Eyal Zamir et celle quelques jours plus tôt du chef du renseignement militaire illustrent l’intensification des consultations stratégiques entre les deux alliés


Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, s’est rendu discrètement à Washington à la fin de la semaine dernière pour y tenir des réunions avec de hauts responsables américains, principalement consacrées au dossier iranien. Cette visite, restée confidentielle, s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran.
Parallèlement, le chef du renseignement militaire israélien, le général de division Shlomi Binder, a lui aussi effectué un déplacement aux États-Unis au début de la semaine dernière. Lors de son séjour à Washington, il a rencontré plusieurs responsables de l’appareil sécuritaire américain, illustrant l’intensification des consultations stratégiques entre les deux alliés.
Ces échanges interviennent alors que le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a adressé dimanche une mise en garde explicite à Washington. Il a affirmé que toute attaque américaine contre l’Iran entraînerait un affrontement régional. Tout en assurant que son pays ne cherchait pas la guerre, Khamenei a prévenu que l’Iran répondrait avec force à toute agression. "Nous ne voulons attaquer aucun pays, mais le peuple iranien frappera durement quiconque l’attaquera", a-t-il déclaré.
Du côté américain, le président Donald Trump a tenu des propos mêlant fermeté et ouverture diplomatique. À bord d’Air Force One, il a affirmé que l’Iran menait des discussions "sérieuses" avec les États-Unis, tout en exprimant son espoir de parvenir à un accord "satisfaisant", incluant l’abandon par Téhéran de toute ambition nucléaire militaire.
En Israël, cette séquence a conduit le Premier ministre Benjamin Netanyahou à multiplier les consultations sécuritaires ces derniers jours, selon des informations rapportées lors d’une réunion du cabinet restreint. Toutefois, des sources israéliennes indiquent qu’une frappe américaine contre l’Iran n’est pas considérée comme acquise. À Jérusalem, l’hypothèse d’une stratégie américaine fondée sur une "diplomatie des canons" est évoquée: exercer une pression militaire maximale afin d’arracher un accord sans passer nécessairement à l’action armée.
Dans ce contexte incertain, les déplacements successifs de hauts responsables militaires israéliens à Washington témoignent de la coordination étroite entre Israël et les États-Unis, alors que la région reste suspendue aux choix stratégiques de l’administration américaine face à l’Iran.