À la veille des pourparlers Israël-Liban, Netanyahou réaffirme le maintien de Tsahal au Liban-Sud
Un cinquième cycle de négociations doit s'ouvrir mardi à Washington, sur fond de tensions autour du mémorandum américano-iranien et du maintien de la zone de sécurité israélienne au Liban-Sud.


À quelques heures de la reprise des discussions directes entre Israël et le Liban à Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffirmé la détermination d'Israël à maintenir sa présence militaire au Liban-Sud.
Dans un communiqué conjoint publié lundi soir avec le ministre de la Défense Israël Katz et le chef d'état-major Eyal Zamir, le Premier ministre a assuré que Tsahal continuerait « d'agir avec détermination pour neutraliser les menaces contre nos soldats et nos civils, détruire les infrastructures terroristes et maintenir la zone de sécurité au Liban-Sud ».
Les trois responsables ont ajouté que « la sécurité des citoyens israéliens et des forces de Tsahal » resterait une priorité « sans compromis ».
Depuis plusieurs mois, Tsahal maintient une présence dans une zone de sécurité au Liban-Sud, le long de la frontière avec Israël. Selon plusieurs informations, cette zone s'étend par endroits jusqu'à une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.
Le cinquième cycle de discussions entre Israël et le Liban doit se tenir de mardi à jeudi au département d'État et au Pentagone. Les pourparlers débuteront par une session politico-militaire commune, avant une réunion militaire puis une réunion politique.
Israël et le Liban seront représentés par leurs ambassadeurs à Washington, tandis que les États-Unis seront représentés par de hauts responsables du département d'État et du Pentagone.
Un responsable américain a indiqué que l'objectif des discussions était de « mettre définitivement fin au cycle de violences » et de faire avancer « un accord global de paix et de sécurité entre les deux pays ».
Washington a également annoncé la mise en place, via le CENTCOM, d'un mécanisme de surveillance des combats au Liban, destiné à fournir aux décideurs américains des informations en temps réel sur la situation entre Israël et le Hezbollah.
Ce dispositif est distinct d'un autre mécanisme de désescalade évoqué par le vice-président JD Vance, qui doit permettre de transmettre, par l'intermédiaire du Qatar, les plaintes concernant d'éventuelles violations du cessez-le-feu au Liban.
De son côté, le président libanais Joseph Aoun a insisté sur le fait que Beyrouth entendait négocier directement avec Israël et ne souhaitait pas qu'une autre partie le fasse à sa place.
« Nous négocierons pour nous-mêmes et nous n'acceptons qu'aucune autre partie le fasse à notre place », a-t-il déclaré, dans une allusion apparente à l'Iran.
Ces discussions interviennent alors que Washington et Téhéran ont signé la semaine dernière un mémorandum d'entente ouvrant la voie à de nouvelles négociations. L'Iran insiste désormais pour qu'Israël mette fin à ses opérations militaires au Liban comme condition préalable à la poursuite des pourparlers avec les États-Unis.