Après son alliance avec Lapid, Bennett dépasse Netanyahou sur les marchés de paris
Selon les données publiées par la plateforme de paris Polymarket, Naftali Bennett recueille 46 % de probabilité contre 38 % pour Benjamin Netanyahou pour le poste de Premier ministre


L'annonce de la création du parti "Ensemble", né de l'alliance entre Naftali Bennett et Yair Lapid, bouleverse déjà le paysage politique israélien. Selon les données publiées lundi par la plateforme internationale de paris Polymarket, Bennett apparaît pour la première fois comme favori pour devenir Premier ministre, devant Benjamin Netanyahou.
D'après ces estimations, Naftali Bennett recueille 46 % de probabilité contre 38 % pour Benjamin Netanyahou. Ce basculement intervient quelques heures seulement après l'officialisation du rapprochement entre Bennett et Lapid, présenté comme une tentative de rassembler le camp anti-Netanyahou avant les prochaines élections.
Sur les réseaux sociaux, l'annonce a provoqué une forte mobilisation. Selon une analyse relayée par la société de veille numérique SCOOPER, plus de 236 000 interactions ont été enregistrées en ligne autour de cette alliance. Une part importante des discussions a décrit l'événement comme un "séisme politique" susceptible d'ouvrir la voie à une alternance.
Dans les milieux proches du centre et de la gauche, la réaction serait majoritairement positive, marquée par un optimisme prudent. Certains observateurs s'interrogent toutefois sur la capacité réelle de cette union à attirer de nouveaux électeurs issus de la droite, plutôt qu'à simplement redistribuer les voix de l'opposition existante.
Le camp gouvernemental a, de son côté, réagi vivement. Des responsables du Likoud et leurs soutiens ont dénoncé le retour de la coalition de 2021, accusant Bennett de s'appuyer une nouvelle fois sur la gauche et les partis arabes.
La place de Yair Lapid dans ce nouvel attelage alimente également le débat. Une partie de ses partisans salue sa décision de renoncer à la tête de liste comme un geste patriotique et sans ego. Ses détracteurs, à droite comme à gauche, y voient au contraire l'aveu d'un affaiblissement politique et une tentative de survie électorale.