Betsalel Smotrich : "Israël restera au Liban même en cas de pression américaine"
« Tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, nous ne bougerons pas d'un millimètre », a-t-il martelé.


Le ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, a affirmé qu'Israël maintiendrait sa présence militaire dans le sud du Liban « pendant des années » et ne se retirerait pas, même en cas de demande explicite des États-Unis.
Dans un entretien accordé au journal Makor Rishon, le dirigeant du parti Sionisme religieux a estimé qu'une telle exigence américaine était peu probable, affirmant que Washington « comprend nos lignes rouges ».
Interrogé sur la durée du déploiement israélien, Smotrich a répondu sans ambiguïté : « Oui », avant d'ajouter qu'il s'exprimait en tant que responsable participant actuellement aux négociations sur la gestion du budget de la Défense pour la prochaine décennie.
Le ministre a également défendu l'installation d'infrastructures militaires permanentes dans la zone de sécurité contrôlée par Tsahal au Liban. « Tout, absolument tout. Nous sommes là jusqu'au désarmement du Hezbollah, et je pense même au-delà, car nous avons besoin de frontières défendables », a-t-il déclaré.
Smotrich a critiqué le tracé de la frontière israélo-libanaise issu des accords Sykes-Picot de 1916, qu'il juge « illogique » et ne tenant pas compte de la topographie du terrain.
« Tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, nous ne bougerons pas d'un millimètre », a-t-il insisté, assurant que cette position était partagée par le Premier ministre Benyamin Netanyahou, le ministre de la Défense Israel Katz et lui-même.
Ces déclarations interviennent alors qu'un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur dans le sud du Liban et que des discussions entre Washington et Téhéran se poursuivent en Suisse afin de tenter de stabiliser la situation régionale.