- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Cessez-le-feu fragilisé : Tsahal frappe le Hezbollah après de nouvelles attaques
Cessez-le-feu fragilisé : Tsahal frappe le Hezbollah après de nouvelles attaques
Tsahal affirme avoir frappé des positions du Hezbollah en riposte à plusieurs attaques menées contre ses troupes dans le sud du Liban.


Moins de vingt-quatre heures après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu annoncé sous médiation américaine, les combats ont repris entre Tsahal et le Hezbollah, illustrant une nouvelle fois l'extrême fragilité des trêves au Liban.
Tsahal rapporte que le Hezbollah a violé l'accord en lançant une cinquantaine de roquettes contre des soldats israéliens déployés dans le sud du Liban au cours de plusieurs incidents nocturnes. Tsahal affirme être resté « engagé envers le cessez-le-feu » mais avoir riposté en frappant des lance-roquettes, dépôts d'armes et centres de commandement du mouvement terroriste chiite.
Le Hezbollah, de son côté, assure avoir respecté la trêve depuis vendredi après-midi et affirme avoir attaqué des forces israéliennes qui tentaient d'avancer vers la colline stratégique d'Ali Taher, près de Nabatiyé. Le mouvement estime que la présence militaire israélienne dans la zone tampon constitue une violation des engagements pris.
Les frappes israéliennes ont touché les régions de Nabatiyé, Tyr et la Bekaa orientale. Les autorités libanaises font état d'au moins 27 morts et 26 blessés, parmi lesquels un soldat de l'armée libanaise. Des médias locaux rapportent également la mort de plusieurs membres d'une même famille dans une frappe sur un immeuble résidentiel.
L'ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, a rejeté les accusations libanaises : « Le Hezbollah a rompu le cessez-le-feu, pas Israël. Les terroristes mentent. Le Hezbollah est une organisation terroriste. » Il a également accusé l'Iran d'utiliser son allié libanais pour obtenir des concessions diplomatiques.
https://x.com/i/web/status/2068335003059015890
Ce post ne peut être affiché car les cookies pour les réseaux sociaux sont désactivés. Vous pouvez les réactiver en cliquant sur .
Tsahal a reçu ce samedi soir pour instruction de cesser les frappes au Liban sur ordre du Premier ministre Benjamin Netanyahou et du ministre de la Défense Israel Katz, à l'issue d'une coordination avec les États-Unis. Selon les autorités israéliennes, cette décision ne modifie pas la politique sécuritaire d'Israël : l'armée conservera ses positions dans le sud du Liban et continuera d'agir contre toute menace ou violation du cessez-le-feu par le Hezbollah.
L'accord conclu vendredi apparaît déjà extrêmement précaire. Son principal point de friction demeure le maintien des forces israéliennes dans une vaste zone de sécurité au sud du Liban. Israël considère cette présence indispensable tant que Beyrouth n'aura pas désarmé le Hezbollah, comme le prévoyait l'accord de novembre 2024.
Le Hezbollah, soutenu par Téhéran, exige au contraire un retrait total de Tsahal et considère toute progression israélienne comme une "occupation". Cette divergence fondamentale explique pourquoi chaque cessez-le-feu est rapidement remis en cause.
Au-delà du front libanais, cette escalade menace également les efforts diplomatiques engagés entre Washington et Téhéran, l'Iran réclamant désormais que les États-Unis contraignent Israël à cesser ses opérations militaires au Liban.