Itamar Ben Gvir qualifie l’Iran de « régime nazi » et juge Donald Trump « naïf »
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a vivement critiqué lundi la volonté du président américain Donald Trump de parvenir à un accord avec l’Iran.


S’exprimant lors de la Conférence sur la sécurité nationale organisée par Ynet, Yedioth Ahronoth et l’Institut d’études sur la sécurité nationale, le ministre a qualifié le pouvoir iranien de « régime nazi » et appelé à privilégier une réponse militaire.
« Il ne sert à rien de leur parler par la diplomatie, les discussions ou les négociations. Il faut parler aux Iraniens à travers un viseur », a-t-il déclaré. « Trump est un homme d’affaires et il est très naïf lorsqu’il s’agit de l’Iran. »
Itamar Ben Gvir a néanmoins salué certaines décisions de Benjamin Netanyahou face à Téhéran, tout en estimant que davantage devait être fait. Selon lui, Israël ne peut accepter la poursuite de l’existence d’un régime qui cherche à s’en prendre à ses citoyens.
Le ministre a également critiqué la conduite de la guerre à Gaza. Se présentant comme le seul membre du cabinet à avoir voté contre l’entrée du Conseil de la paix dans l’enclave, il a appelé à « écraser le Hamas » et à encourager le départ de Palestiniens de la bande de Gaza.
« Nous avons tué 40 000 membres du Hamas. Ce n’est pas suffisant », a-t-il affirmé, avançant également l’idée de créer des quartiers résidentiels israéliens dans l’enclave pour des policiers, des soldats et des civils.
Interrogé sur la responsabilité du gouvernement dans le massacre du 7 octobre, Itamar Ben Gvir a reconnu que l’exécutif portait une part de responsabilité. Il a toutefois assuré que ses appels antérieurs en faveur de frappes ciblées contre des responsables du Hamas auraient pu, selon lui, contribuer à empêcher l’attaque.
Le ministre est enfin revenu sur la situation en Judée-Samarie, réclamant un assouplissement des règles d’ouverture du feu face aux jets de pierres et de cocktails Molotov. Il a également réaffirmé son soutien à la peine de mort pour les terroristes, allant jusqu’à déclarer qu’il serait lui-même disposé à participer à une exécution.