Judée-Samarie : 21 ans après son évacuation, des Israéliens se réinstallent à Ganim
"Nous renforçons la ceinture de sécurité, nous tuons l'idée d'un État palestinien et nous affirmons clairement que la Terre d'Israël est à nous pour toujours", a déclaré Betsalel Smotrich


Vingt et un ans après l'évacuation des localités israéliennes du nord de la Samarie dans le cadre du plan de désengagement de 2005, les premières familles se sont installées jeudi à Ganim, marquant le rétablissement de cette implantation. Des dizaines de caravanes ont été disposées sur le site pour accueillir les nouveaux habitants, tandis qu'une antenne des institutions Bnei David y a également été créée.
Cette réinstallation intervient après une décision du gouvernement israélien visant à régulariser plusieurs dizaines de localités, portée notamment par le ministre des Finances Betsalel Smotrich. Homesh et Sa-Nur, deux autres implantations évacuées en 2005, ont déjà été rétablies, tandis que Kadim devrait suivre prochainement. Ces quatre localités avaient été démantelées parallèlement au retrait israélien de la bande de Gaza.
Présent lors du retour des familles, Betsalel Smotrich a présenté cette étape comme l'effacement progressif du désengagement dans le nord de la Samarie. "Vingt et un ans après le terrible péché du désengagement de Gush Katif et du nord de la Samarie, nous effaçons enfin la honte de l'expulsion", a-t-il déclaré. Selon le ministre, onze nouvelles localités doivent être établies sur le terrain cet été, portant à terme leur nombre dans cette zone de quatre à dix-huit.
Betsalel Smotrich a également donné une dimension sécuritaire et politique à cette politique de réimplantation, affirmant que la présence israélienne en Samarie constituait une "ceinture de sécurité" pour plusieurs villes du centre et du nord d'Israël. "Nous renforçons la ceinture de sécurité, nous tuons l'idée d'un État palestinien et nous affirmons clairement que la Terre d'Israël est à nous pour toujours", a-t-il ajouté. Le ministre de la Défense Israël Katz, également présent, a déclaré : "C'est notre maison, c'est la Terre d'Israël et c'est ici que nous resterons pour toujours."
Le président du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a de son côté évoqué un "moment de réparation historique". Il ambitionne de faire de Ganim une localité dix fois plus importante qu'aujourd'hui. Ilan Kotsky, qui dirige le groupe chargé de sa réinstallation, estime pour sa part que Ganim pourrait accueillir quelque 1 000 familles d'ici dix ans.