La famille de Ran Gvili presse Netanyahou de faire de son retour la priorité absolue
Alors que les émissaires américains plaident pour l’ouverture du passage de Rafah, les proches du soldat exigent que tous les efforts soient d’abord concentrés sur le retour de Ran en Israël.


La famille de Ran Gvili, soldat israélien assassiné et toujours retenu par le Hamas dans la bande de Gaza, a appelé samedi le Premier ministre Benjamin Netanyahou à recentrer les efforts diplomatiques sur le rapatriement de leur fils, avant toute initiative concernant la réouverture du passage de Rafah.
Dans un communiqué adressé au chef du gouvernement, les proches de Ran Gvili demandent à Netanyahou de transmettre un message clair aux émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, en visite en Israël. Selon la famille, toute avancée sur la reconstruction de Gaza ou sur des arrangements régionaux doit être conditionnée au retour de Ran Gvili en Israël pour y être enterré.
« Qui veut réellement progresser vers la stabilisation de Gaza et la paix au Moyen-Orient doit d’abord agir pour ramener Ran à la maison », écrivent-ils. Ils rappellent que le président américain Donald Trump a lui-même déclaré cette semaine, en marge du Forum économique mondial de Davos, que le Hamas sait où se trouve Ran Gvili.
La famille s’interroge sur l’orientation actuelle des pressions internationales. « Nous ne comprenons pas pourquoi la pression est exercée au mauvais endroit. Elle ne devrait pas viser le gouvernement israélien, qui respecte ses engagements, mais le Hamas, qui trompe la communauté internationale et refuse de remettre le dernier otage, contrairement à l’accord signé », soulignent-ils.
Ran Gvili est le dernier Israélien dont la dépouille est toujours détenue par le Hamas. Pour sa famille, tant que cette question n’est pas résolue, aucune normalisation ni aucun processus de reconstruction ne peut être moralement acceptable.