"Le prochain 7 octobre pourrait être pire", alerte un général de réserve de Tsahal
Selon Erez Winner Israël réagit trop lentement et ne s'attaque pas suffisamment aux causes profondes de cette menace


Le général de brigade de réserve Erez Winner, président du Forum israélien de défense et de sécurité, estime que la recrudescence des attaques terroristes en Judée-Samarie ne constitue pas un phénomène récent, mais l'aboutissement d'une dégradation engagée depuis plusieurs mois. Selon lui, Israël réagit trop lentement et ne s'attaque pas suffisamment aux causes profondes de cette menace.
Dans un entretien accordé à Arutz Sheva, Erez Winner a évoqué les incendies de fermes, les empoisonnements de troupeaux et les agressions contre des bergers, affirmant que ces incidents se multiplient depuis longtemps, même s'ils n'ont attiré l'attention du public que récemment.
Il rappelle qu'après le massacre du 7 octobre, Tsahal avait adopté une politique beaucoup plus offensive en Judée-Samarie, notamment grâce au déploiement de réservistes et à une réponse systématique à chaque attaque. Cette fermeté avait, selon lui, permis de réduire sensiblement les violences. Mais l'amélioration de la situation aurait ensuite conduit à un relâchement, tandis que l'incitation à la haine palestinienne se poursuivait dans les écoles, les médias et le discours public.
Erez Winner met directement en cause l'Autorité palestinienne, qu'il décrit comme "un acteur hostile" plutôt que comme un partenaire. Il l'accuse d'encourager, de soutenir et de financer le terrorisme, et rejette l'idée selon laquelle elle constituerait un atout sécuritaire pour Israël. Il affirme également que plusieurs dizaines de membres de ses forces de sécurité ont été impliqués dans des activités terroristes ces deux dernières années.
Pour l'ancien officier, Israël doit reprendre l'initiative à travers des opérations ciblées, la saisie d'armes illégales et un renforcement de sa présence sur le terrain, en coopération avec les communautés locales. Il estime que le problème ne réside pas seulement dans le manque d'effectifs, mais dans leur dispersion et leur emploi trop défensif.
Erez Winner avertit enfin que la menace ne vient pas uniquement de Gaza, du Liban ou de l'Iran, mais aussi des centaines de milliers d'armes introduites clandestinement en Judée-Samarie, des organisations criminelles et de l'Autorité palestinienne. "Si nous n'agissons pas à temps, le 7 octobre pourrait n'avoir été qu'un aperçu de ce qui nous attend", a-t-il prévenu.