Les forces israéliennes se préparent au mois du ramadan
La période du ramadan est souvent marquée par une intensification des tensions et des menaces terroristes


Les forces de sécurité israéliennes ont intensifié ces derniers jours leurs évaluations et leurs préparatifs en vue du mois du ramadan, dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de violence à caractère nationaliste en Judée-Samarie. Cette mobilisation accrue intervient alors que la période du ramadan est traditionnellement considérée comme sensible sur le plan sécuritaire.
Selon des données internes des services de sécurité, 55 incidents de violences nationalistes ont été recensés au cours du mois écoulé en Judée-Samarie. Dix de ces événements ont entraîné des blessures parmi des Palestiniens, tandis que cinq autres visaient directement les forces de sécurité. Ces chiffres alimentent les inquiétudes quant au risque d’escalade, à l’approche d’une période souvent marquée par une intensification des tensions et des menaces terroristes.
Des responsables sécuritaires soulignent que la multiplication de ces incidents impose une préparation anticipée et renforcée. Celle-ci comprend le déploiement de forces supplémentaires, une présence accrue d’unités sur le terrain ainsi qu’un renforcement du renseignement. L’objectif affiché est de préserver autant que possible la stabilité sécuritaire, tout en permettant la liberté de culte durant le ramadan et en assurant la protection des civils comme des forces engagées.
Au sein de l’appareil sécuritaire, on insiste sur le fait que le ramadan constitue un terrain propice aux frictions et à l’incitation à la haine. Tout incident exceptionnel, qu’il s’agisse de violences nationalistes ou de tentatives d’attentats terroristes, est susceptible de servir de déclencheur à une dégradation plus large de la situation. L’armée israélienne affirme que les mesures actuellement mises en place visent précisément à réduire les frictions, à prévenir les attaques et à maintenir un calme relatif pendant cette période délicate.
La semaine dernière, le chef d’état-major, Eyal Zamir, s’est publiquement exprimé sur l’augmentation des violences nationalistes en Judée-Samarie. Lors d’une cérémonie officielle marquant le changement à la tête de la coordination des activités gouvernementales dans les territoires, il a appelé l’armée et l’ensemble des organismes de sécurité à agir fermement contre toute atteinte à des civils palestiniens non impliqués.
"Il incombe aux commandants et aux soldats de Tsahal, ainsi qu’aux autres forces de sécurité, d’intervenir immédiatement et de ne pas rester passifs face à des actes illégaux commis par des groupes violents", a déclaré le chef d’état-major, rappelant le devoir moral et opérationnel de protéger les populations civiles. S’adressant au nouveau coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires, le général Yoram Levy, il a également insisté sur la responsabilité qui lui revient, en coordination avec le commandement central, la police israélienne et le Shin Bet, pour prévenir ces violences "sans crainte ni hésitation".