Smotrich : le prochain gouvernement devrait encourager l’émigration des Palestiniens de Judée-Samarie
Le ministre israélien des Finances a déclaré vouloir "éliminer l’idée d’un État terroriste arabe" et mettre fin aux accords d’Oslo, qu’il a qualifiés de "désastreux"


Le ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, a affirmé mardi soir que l’un des objectifs majeurs du prochain gouvernement devrait être d’encourager l’émigration des Palestiniens de Judée-Samarie, en plus de la bande de Gaza.
S’exprimant lors d’une conférence des dirigeants des implantations en Judée-Samarie, Smotrich a déclaré vouloir "éliminer l’idée d’un État terroriste arabe" et mettre fin aux accords d’Oslo, qu’il a qualifiés de "désastreux". Selon lui, Israël doit s’engager résolument sur la voie de la souveraineté sur ces territoires, tout en favorisant, à long terme, le départ de Palestiniens. "Il n’existe pas d’autre solution durable", a-t-il soutenu.
Le chef du parti Sionisme religieux a également appelé à étendre ce qu’il décrit comme la "révolution de l’implantation" menée en Judée-Samarie dans le Néguev et en Galilée, affirmant que ces régions doivent être "sauvées" par un renforcement de la présence juive.
Sur le plan institutionnel, Smotrich a insisté sur la nécessité de poursuivre la réforme du système judiciaire afin de permettre la mise en œuvre de ses priorités politiques. Il a mis en garde contre un retour de la gauche au pouvoir, estimant qu’une nouvelle série de nominations à la Cour suprême dans une ligne qu’il juge opposée à la sienne conduirait, selon ses termes, à des décennies de domination d’un "État profond" portant atteinte à l’identité juive, à la sécurité, à l’implantation, au sionisme et à la démocratie.
À l’inverse, il a promis qu’un gouvernement issu de son camp ouvrirait, selon lui, "l’aube d’un jour nouveau" pour l’État juif et la démocratie israélienne.
Smotrich a enfin souligné que, si les prochaines élections lui sont favorables, il resterait encore deux années au mandat du président américain Donald Trump. Une période qu’il juge décisive pour sortir "définitivement" du cadre des accords d’Oslo, démanteler l’Autorité palestinienne, désarmer les Arabes de Judée-Samarie et écarter définitivement l’idée d’un partage du territoire ou de la création d’un État qu’il qualifie de terroriste aux portes des principaux centres de population israéliens. L’objectif affiché : renforcer la sécurité et empêcher, selon lui, "un nouveau 7 octobre".