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Israël-Liban : « Négocier la paix comme si le Hezbollah n'existait pas, combattre le Hezbollah comme s'il n'y avait pas de paix »
L’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, affirme que les discussions doivent avancer sur deux voies séparées : un accord de paix et le désarmement du Hezbollah.


Alors que les discussions entre Israël et le Liban doivent reprendre jeudi à Washington, l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, affirme que les pourparlers ont dépassé le stade des premiers paramètres et entrent désormais dans une nouvelle phase.
Dans un entretien à i24NEWS, Yechiel Leiter a décrit une approche en deux volets : d’un côté, une voie diplomatique visant un accord de paix complet avec le Liban ; de l’autre, une voie sécuritaire consacrée au démantèlement du Hezbollah.
« L’objectif est de parvenir à la paix, comme si le Hezbollah n’existait pas, et de combattre le Hezbollah comme s’il n’y avait pas de discussions de paix », a résumé l’ambassadeur.
Selon Yechiel Leiter, cette nouvelle séquence marque une rupture avec les précédents cycles de discussions. Jusqu’ici, les échanges portaient surtout sur la question d’un retrait de Tsahal du Liban ou sur l’arrêt des opérations militaires israéliennes. Désormais, affirme-t-il, le cœur du dossier est la menace posée par l’arsenal du Hezbollah.
L’ambassadeur estime que la présence israélienne au Liban est directement liée à la capacité du mouvement terroriste chiite à tirer des missiles sur les villes et villages israéliens. « Nous ne laisserons plus cela se produire », a-t-il déclaré.
Yechiel Leiter a insisté sur le fait qu’Israël ne pourra pas appliquer un éventuel accord de paix si la deuxième voie, celle du désarmement du Hezbollah, n’est pas menée à terme. Il a précisé qu’Israël n’avait « aucun plan immédiat de retrait », tout en affirmant ne nourrir aucune ambition territoriale au Liban.
« Nous n’avons pas d’objectifs sur le territoire libanais, mais nous avons des objectifs pour notre sécurité », a-t-il affirmé.
Malgré les tensions, Yechiel Leiter dit croire à l’existence d’un partenaire libanais pour une paix de long terme. Selon lui, une partie croissante de la population libanaise, y compris au sein de la communauté chiite, souhaite voir le Hezbollah perdre son emprise sur le pays.
Il reconnaît toutefois que le processus sera difficile, en raison des équilibres internes libanais et de décennies de confrontation. « Nous devons être patients, mais fermes », a-t-il conclu, estimant que l’intérêt commun à libérer le Liban de l’influence du Hezbollah finira par l’emporter.