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Après les frappes américaines, l’Iran menace de quitter la table des négociations
"Pour moi, le mémorandum d’entente est terminé. Je ne veux plus avoir affaire à eux, et à mes yeux, continuer à leur parler est une perte de temps", a déclaré Donald Trump


En Iran, plusieurs médias ont appelé mercredi à annuler le mémorandum d’entente conclu avec Washington et à mettre fin aux négociations avec les États-Unis, après une nouvelle série de frappes américaines contre des cibles iraniennes. Depuis le sommet de l’OTAN à Ankara, Donald Trump a lui-même durci le ton, affirmant : "Pour moi, le mémorandum d’entente est terminé. Je ne veux plus avoir affaire à eux, et à mes yeux, continuer à leur parler est une perte de temps."
Le président américain a revendiqué les frappes menées dans la nuit contre plus de 80 cibles en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne, des centres de commandement, des radars côtiers, des missiles antinavires et plus de 60 petites embarcations des Gardiens de la révolution. Selon le Commandement central américain, l’objectif était de réduire la capacité de l’Iran à menacer les navires circulant dans un corridor international, après les attaques contre des bâtiments dans le détroit d’Ormuz. Washington a dénoncé une "agression injustifiée, dangereuse" et une violation manifeste du cessez-le-feu.
Trump a ensuite lancé une menace encore plus directe contre Téhéran. "L’Iran se comporte très mal, c’est très simple : ils ne peuvent pas avoir l’arme nucléaire", a déclaré le président américain. Il a ajouté : "Nous allons probablement les frapper avec force cette nuit. Ils sont fous, il y a quelque chose qui ne va pas chez eux."
La tension s’est aussi traduite sur le plan diplomatique : Israël a été informé que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, ne se rendrait finalement pas dans le pays pour une visite attendue.
En réponse, le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé l’administration américaine de "plier les règles, menacer et manipuler", comparant sa politique étrangère à sa gestion de l’accueil de la Coupe du monde. "L’Iran rejette de tels jeux et reste ferme sur ses droits", a-t-il écrit sur X.
L’armée iranienne a de son côté affirmé avoir frappé la base américaine de Cheikh Issa, à Bahreïn, avertissant que toutes les bases américaines dans la région constituaient désormais des "cibles légitimes". Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé une "violation flagrante" de l’accord intérimaire avec Washington, tandis que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a jugé les frappes américaines "nécessaires" face aux violations iraniennes du cessez-le-feu.