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Iran : l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan attendus à Téhéran
De hauts responsables saoudiens, turcs et pakistanais doivent rencontrer lundi les autorités iraniennes pour discuter de sécurité régionale, sur fond d'attaques des Houthis contre Riyad


De hauts responsables d'Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan doivent rencontrer lundi les autorités iraniennes à Téhéran pour discuter de la sécurité régionale, selon Reuters. La délégation comprendra le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, ainsi que le chef du renseignement turc, Ibrahim Kalin.
Leur venue a été confirmée à la télévision d'État iranienne par Ali Bagheri Kani, secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale, auprès duquel doivent se tenir les consultations.
Cette réunion constituerait le premier échange de haut niveau entre l'Iran et les trois pays signataires du pacte de La Mecque depuis l'intensification des attaques des Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, contre l'Arabie saoudite. Dimanche, les forces saoudiennes ont de nouveau intercepté plusieurs missiles et drones, alors que les affrontements avec les rebelles yéménites se poursuivent.
Au début du mois, les ministres des trois pays avaient tenu une réunion d'urgence à Riyad, au cours de laquelle ils étaient convenus de garantir un « déploiement rapide » de forces et de capacités militaires sur le territoire saoudien. Ces attaques accentuent les tensions régionales dans le contexte de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l'Iran.
Le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, s'était déjà rendu à Téhéran la semaine dernière, où il avait rencontré le président iranien Massoud Pezeshkian. Selon les médias iraniens, les autorités lui avaient alors indiqué qu'aucune reprise des négociations avec Washington n'était envisageable tant que leurs exigences ne seraient pas satisfaites. Le Pakistan joue un rôle de médiateur entre les États-Unis et l'Iran. Ses précédentes initiatives avaient contribué à la conclusion d'un accord de paix provisoire en juin, rapidement remis en cause par la reprise des combats quelques semaines plus tard.
L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé en août le pacte de La Mecque, qui prévoit qu'une attaque armée contre l'un des trois pays soit considérée comme une attaque contre l'ensemble des signataires. Cet accord engage les trois pays à mobiliser tous les moyens nécessaires pour protéger mutuellement leur souveraineté, leur territoire et leurs frontières. Le Pakistan a approuvé cet accord la semaine dernière, tandis que sa ratification par le Parlement turc est toujours en cours.