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"Israël est le seul pays qui viole le droit international", déclare le Premier ministre espagnol
"Le droit international est principalement violé par un seul État : le gouvernement israélien", a affirmé Pedro Sánchez


Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, en visite en Chine, a vivement critiqué Israël mardi, affirmant que "le droit international est principalement violé par un seul État : le gouvernement israélien". Il a toutefois ajouté que "le régime iranien" apportait également une réponse "totalement illégale", dans un contexte de tensions régionales persistantes.
Ces déclarations interviennent alors que les relations entre Madrid et Jérusalem se sont fortement dégradées ces derniers mois. Vendredi dernier, Israël a annoncé l’exclusion de l’Espagne du centre de coordination internationale situé à Kiryat Gat, une décision prise sur instruction du Premier ministre Benjamin Netanyahou et coordonnée avec les États-Unis. Les autorités israéliennes ont justifié cette mesure par ce qu’elles qualifient d’"obsession anti-israélienne" du gouvernement espagnol.
Parallèlement, Madrid a récemment abaissé le niveau de ses relations diplomatiques avec Israël, mettant fin au mandat de son ambassadrice et annonçant la réouverture de son ambassade à Téhéran afin, selon ses termes, de "promouvoir la paix avec l’Iran". L’Espagne a également interdit le transit et le ravitaillement d’appareils liés au conflit contre l’Iran sur ses bases militaires, tout en demandant des explications à Israël après la mort d’un soldat de l’ONU au Liban.
Cette évolution reflète un durcissement progressif de la position espagnole depuis octobre 2023, passé de critiques diplomatiques modérées à une ligne plus offensive en 2025. Selon plusieurs analyses, cette orientation s’inscrit dans une stratégie de Pedro Sánchez visant à positionner l’Espagne comme chef de file du camp pro-palestinien en Occident, tout en répondant à des impératifs de politique intérieure.
Le chef du gouvernement dirige en effet une coalition minoritaire dépendante du soutien de formations de gauche radicale, notamment le mouvement Sumar. Sa dirigeante, la vice-présidente Yolanda Díaz, a multiplié les prises de position virulentes contre Israël, allant jusqu’à reprendre des slogans controversés appelant à la disparition de l’État hébreu et à réclamer la suspension des accords entre l’Union européenne et Israël. Une pression politique interne qui pousse Pedro Sánchez à adopter une ligne plus dure afin de préserver la stabilité de son gouvernement.