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Ahmad Vahidi, l’homme qui durcit la position iranienne face aux États-Unis
Opposé à un accord rapide avec Washington, il a convaincu les plus hautes instances iraniennes de privilégier l’escalade militaire malgré les mises en garde des partisans d’une solution diplomatique.


Le commandant des Gardiens de la Révolution, Ahmad Vahidi, a joué un rôle central dans la décision de l’Iran de reprendre ses attaques contre Israël après plusieurs semaines d’accalmie, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal.
D’après des responsables arabes et iraniens cités par le quotidien américain, Vahidi a exercé de fortes pressions au sein du Conseil suprême de sécurité nationale iranien pour obtenir une riposte à la frappe israélienne menée dans la banlieue sud de Beyrouth début juin.
Selon ces sources, plusieurs responsables iraniens plus modérés ont plaidé pour retarder toute escalade militaire, craignant qu’une confrontation directe ne compromette les négociations en cours avec les États-Unis et ne prive l’économie iranienne d’un éventuel soulagement des sanctions.
Mais Ahmad Vahidi, considéré comme l’une des figures les plus influentes du camp conservateur iranien, a finalement réussi à convaincre les responsables iraniens de soutenir une reprise des attaques contre Israël. Cette décision a marqué la première violation majeure de la trêve observée depuis le cessez-le-feu conclu en avril.
Le quotidien affirme également que Vahidi s’est opposé à plusieurs reprises aux positions défendues par le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et par le président Massoud Pezeshkian. Ces derniers auraient privilégié un accord rapide avec Washington afin d’éviter une aggravation de la crise économique et des difficultés touchant le secteur pétrolier iranien.
Toujours selon les médiateurs impliqués dans les discussions, Vahidi a insisté pour que tout accord préserve les capacités balistiques iraniennes, garantisse l’accès aux avoirs financiers gelés de Téhéran et soit lié à un arrêt des opérations israéliennes au Liban.
Ces révélations mettent en lumière les profondes divergences qui traversent actuellement les cercles dirigeants iraniens entre partisans d’une désescalade diplomatique et défenseurs d’une ligne de confrontation avec Israël et les États-Unis.