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L'Iran refuse l'accès de l'AIEA aux sites nucléaires bombardés
Téhéran affirme que les inspecteurs de l'AIEA ne pourront pas accéder aux sites nucléaires frappés par les États-Unis et Israël.


Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne seront pas autorisés à accéder aux sites nucléaires iraniens bombardés par les États-Unis et Israël.
« Les informations selon lesquelles les inspecteurs pourraient accéder aux sites bombardés sont fausses », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, qui dirige également la délégation iranienne aux négociations avec Washington.
Selon lui, une loi adoptée par le Parlement iranien et approuvée par le Conseil suprême de sécurité nationale interdit explicitement toute inspection des installations nucléaires endommagées. « En aucun cas nous n'autoriserons l'accès aux sites qui ont été bombardés et endommagés », a-t-il insisté.
Ces déclarations contredisent celles du président américain Donald Trump, qui avait récemment assuré que l'Iran accepterait des inspections de l'AIEA dans le cadre de l'accord en cours de négociation entre Washington et Téhéran. L'émissaire américain Steve Witkoff avait également évoqué cette possibilité devant le Congrès.
À ce stade, l'Iran n'a toujours pas communiqué à l'AIEA l'emplacement ni l'état de ses stocks d'uranium hautement enrichi et continue d'empêcher les inspecteurs d'accéder aux installations visées par les frappes.
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, estime que l'essentiel des réserves d'uranium enrichi de l'Iran se trouverait toujours sur le site nucléaire d'Ispahan, également touché par les bombardements. L'agence souhaite également inspecter les installations de Natanz et de Fordow, où se trouveraient d'autres matières nucléaires sensibles.
Cette question demeure l'un des principaux points de blocage des discussions entre l'Iran, les États-Unis et l'AIEA.