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L’ONU veut remplacer la FINUL au Liban
Antonio Guterres propose une nouvelle force internationale au sud du Liban pour surveiller le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.


L’Organisation des Nations unies prépare l’après-FINUL au Liban.
Selon un document adressé au Conseil de sécurité et obtenu par i24NEWS, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, propose la création d’une nouvelle force internationale chargée de remplacer la FINUL dans le sud du Liban.
Cette initiative intervient alors que le Conseil de sécurité avait décidé l’an dernier, sous pression américaine, de mettre fin au mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban le 31 décembre 2026.
La proposition d’Antonio Guterres prévoit trois scénarios distincts pour maintenir une présence internationale entre Israël et le Hezbollah le long de la Ligne bleue.
L’option la plus ambitieuse comprend environ 350 observateurs militaires des Nations unies, soutenus par quatre bataillons d’infanterie de 750 soldats chacun et une force de réserve de 700 hommes.
Selon le rapport, cette force pourrait surveiller la majeure partie de la frontière, mener des patrouilles jusqu’au fleuve Litani, enquêter sur les violations du cessez-le-feu et coordonner ses actions avec l’armée libanaise et Tsahal. Elle pourrait également s’interposer physiquement afin d’éviter une escalade militaire.
Une deuxième option plus réduite prévoit 285 observateurs militaires, deux bataillons de 750 soldats et une réserve de 450 hommes, avec des capacités plus limitées de surveillance et de désescalade.
Le scénario minimal reposerait sur 215 observateurs non armés protégés par deux bataillons de 450 soldats et une force de réaction rapide de 350 hommes. Dans ce modèle, la mission serait essentiellement centrée sur l’observation et le signalement des violations.
Les trois propositions reposent sur un important dispositif technologique incluant drones, radars, images satellites, systèmes de surveillance et moyens d’évacuation médicale.
Le rapport ne prévoit toutefois aucune option de retrait complet de la présence militaire internationale dans le sud du Liban, malgré la décision du Conseil de sécurité concernant la FINUL.
Israël rejette fermement cette initiative.
L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a dénoncé une tentative de contourner la décision prise sur la FINUL.
« Après des années d’échec total dans l’application de la résolution 1701, l’ONU propose maintenant de remplacer une force défaillante par une nouvelle force sous un autre nom », a déclaré Danny Danon.
« Ceux qui n’ont pas empêché le Hezbollah de s’armer pendant deux décennies n’obtiendront pas de résultats différents avec un nouvel uniforme et un nouveau titre », a-t-il ajouté.
Déployée depuis 1978, la FINUL compte actuellement environ 7 500 Casques bleus issus d’une cinquantaine de pays le long de la frontière israélo-libanaise.