- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Tom Barrack réaffirme la souveraineté israélienne sur le Golan et exclut tout dialogue avec le Hezbollah
Tom Barrack réaffirme la souveraineté israélienne sur le Golan et exclut tout dialogue avec le Hezbollah
L’émissaire américain affirme que Washington reconnaît toujours la souveraineté israélienne sur le Golan et exclut toute négociation avec le Hezbollah.


L’émissaire américain pour la Syrie et ambassadeur en Turquie, Tom Barrack, a clarifié dimanche ses déclarations controversées sur le plateau du Golan et les négociations concernant le Liban.
Deux jours plus tôt, il avait affirmé qu’Israël occupait « toujours » le Golan en violation de résolutions des Nations unies, une déclaration semblant contredire la position établie par Donald Trump en 2019.
« La politique des États-Unis sur le Golan a été fixée par le président Trump en 2019 et reste inchangée », a assuré Tom Barrack.
L’émissaire américain affirme que ses propos visaient uniquement à rappeler le contexte historique du territoire et à expliquer pourquoi il n’envisageait pas une annexion israélienne au Liban.
Selon lui, la référence aux Nations unies devait illustrer le fait qu’un territoire conquis par la force pouvait rester contesté pendant plusieurs générations, et non exprimer un soutien à la position de l’organisation internationale.
« Ce n’était pas une approbation de la position de l’ONU », a-t-il insisté. « Les accords négociés, et non les cartes, sont ce qui perdure. »
Israël a pris le contrôle du plateau du Golan pendant la guerre des Six Jours en 1967, avant d’y appliquer sa souveraineté en 1981. En 2019, Donald Trump avait officiellement reconnu la souveraineté israélienne sur ce territoire.
Tom Barrack est également revenu sur ses déclarations concernant les discussions entre Israël et le Liban. Il avait affirmé que deux acteurs manquaient à la table des négociations : l’Iran et le Hezbollah. Ses propos avaient alors été interprétés comme une possible invitation à les associer directement au processus.
« Je décrivais la difficulté du problème, je ne proposais pas une nouvelle table de négociations », a-t-il expliqué. « Le Hezbollah est une organisation terroriste étrangère désignée. Nous ne négocions pas avec lui et rien dans mes propos ne suggère le contraire. »
L’émissaire a rappelé que les États-Unis ne reconnaissaient que le gouvernement libanais comme autorité légitime. Il a présenté l’accord signé à Washington le 26 juin comme une « occasion historique » de favoriser la paix et la prospérité au Liban.
Tom Barrack estime toutefois que l’application de cet accord nécessite de répondre à plusieurs questions essentielles : comment obtenir le désarmement du Hezbollah, comment exercer une pression sur l’organisation et comment remplacer le soutien financier fourni par Téhéran aux communautés chiites du sud du Liban.
« Les armes en question sont fournies et financées par l’Iran », a-t-il souligné. « Nommer ces questions ne revient pas à accorder une légitimité à qui que ce soit. C’est la condition préalable pour pouvoir y répondre. »
L’émissaire américain avait également critiqué les récentes frappes israéliennes contre la base aérienne syrienne d’Abu al-Duhur. Israël affirme avoir agi sur la base de renseignements précis afin d’empêcher l’installation de capacités militaires turques susceptibles de menacer sa sécurité.