- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Une courte majorité de Libanais estime que les armes du Hezbollah menacent la sécurité du pays
Une courte majorité de Libanais estime que les armes du Hezbollah menacent la sécurité du pays
Au sujet d'un rapprochement avec Israël, 43 % des chrétiens soutiennent une normalisation, contre 28 % des musulmans


Une courte majorité de Libanais considère que le maintien de l'arsenal du Hezbollah porte atteinte à la sécurité nationale. Selon une enquête YouGov publiée par le Council for a Secure America, 51 % des personnes interrogées estiment que la présence armée de l'organisation terroriste nuit à la stabilité du Liban, contre seulement 11 % qui jugent qu'elle contribue à renforcer la sécurité du pays.
Dans le même temps, 58 % des répondants soutiennent les efforts du président Joseph Aoun visant à renforcer l'armée libanaise et à négocier le désarmement du Hezbollah, afin que toutes les forces armées du pays soient placées sous l'autorité de l'État. Ce soutien est toutefois en léger recul par rapport au mois de janvier, où il atteignait 63 %. Seuls 10 % des sondés disent s'opposer à cette démarche.
La perspective d'un rapprochement avec Israël reste en revanche profondément clivante. Quelque 41 % des personnes interrogées pensent qu'un accord de paix entre Beyrouth et Jérusalem est probable, tandis que 27 % jugent ce scénario peu vraisemblable. Après un règlement durable de la question palestinienne, 32 % se déclareraient favorables à une normalisation avec Israël, contre 19 % qui y resteraient opposés.
Les chrétiens libanais se montrent davantage favorables à cette éventualité que les musulmans : 43 % des premiers soutiennent une normalisation, contre 28 % des seconds. Dans les deux groupes, l'adhésion a néanmoins progressé depuis janvier, où elle s'élevait respectivement à 37 % et 19 %.
Sur le plan économique, 40 % des sondés pensent que des relations normalisées avec Israël profiteraient au Liban, contre 22 % qui redoutent un effet négatif. Les plus de 45 ans sont particulièrement nombreux à y voir un facteur de croissance et de stabilité.
Malgré cette évolution, une part importante de la population reste attachée aux lois interdisant les relations avec Israël. Ainsi, 32 % souhaitent leur maintien, contre 28 % favorables à leur abrogation. Les 40 % restants ont préféré ne pas se prononcer.