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Israël menace de reprendre la guerre contre le Hezbollah sans accord d'ici deux semaines
Cette date, correspondant à la prolongation actuelle du cessez-le-feu, est considérée comme la dernière fenêtre d'opportunité pour éviter une nouvelle escalade militaire


Israël accentue la pression sur les médiateurs internationaux et sur le gouvernement libanais en fixant la mi-mai comme échéance décisive pour parvenir à un accord politique au Liban. Selon des sources à Jérusalem, cette date, correspondant à la prolongation actuelle du cessez-le-feu, est considérée comme la dernière fenêtre d'opportunité pour éviter une nouvelle escalade militaire.
Un haut responsable israélien a affirmé à Kan que les négociations ne pourraient pas se prolonger indéfiniment. Selon lui, deux semaines supplémentaires sont accordées aux discussions, faute de quoi Israël pourrait reprendre des combats de haute intensité et lancer de nouvelles opérations massives contre l'organisation terroriste Hezbollah.
En parallèle, l'administration Trump mènerait d'importants efforts diplomatiques en coulisses afin d'obtenir une avancée symbolique majeure : une rencontre directe entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun. Toutefois, des sources des deux côtés font état d'un fort scepticisme quant à la possibilité d'une telle réunion dans l'immédiat, en raison des équilibres politiques internes libanais et des menaces du Hezbollah.
Le président libanais Joseph Aoun a, de son côté, surpris par un discours offensif prononcé lundi, dans lequel il a défendu le principe de négociations directes avec Israël. "Négocier n'est pas une trahison", a-t-il déclaré, accusant implicitement le Hezbollah de conduire le Liban à la guerre pour servir des intérêts étrangers.
Répondant à ses détracteurs internes, Aoun a estimé qu'un cessez-le-feu constituait un préalable indispensable à toute initiative politique. Il a également critiqué ceux qui s'opposent aux discussions, leur reprochant d'avoir soutenu des guerres passées sans consulter l'ensemble de la population libanaise.