Benjamin Netanyahou exclut tout retrait israélien du Liban, même sous pression américaine
"Nous ne devons ni renoncer à nos intérêts ni nous retirer", a déclaré le Premier ministre israélien


Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a affirmé qu’Israël ne retirerait pas ses troupes du Liban, même en cas de pressions exercées par Washington, lors d’une réunion du cabinet de sécurité organisée la semaine dernière, selon des informations révélées mardi soir par i24NEWS.
Au cours des discussions consacrées à la situation au Liban, le ministre Avi Dichter a averti qu’un abandon de positions israéliennes pourrait être interprété par le Hezbollah comme un signe de faiblesse. La ministre Orit Stroock a pour sa part estimé que la situation actuelle constituait "un acquis majeur", tout en alertant sur la remobilisation du mouvement "Quatre Mères", qui avait milité dans les années 1990 pour le retrait israélien du Liban.
"Après tous les dégâts qu’elles ont causés, elles osent encore exiger que nous quittions le Liban ?", aurait réagi Benjamin Netanyahou, accusant le mouvement d’exploiter la mort de chaque soldat pour remettre en avant l’expression de "bourbier libanais".
Le ministre de la Défense Israël Katz a également défendu la poursuite des opérations israéliennes, affirmant que la zone comprise entre la "ligne jaune" et le fleuve Litani demeurait un objectif militaire. "Nous ne laisserons aucun tunnel sans le faire exploser", a-t-il déclaré.
Face à cette position, le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a appelé à éviter un élargissement des divergences avec les États-Unis, qualifiant les relations entre les deux pays de "bien le plus important" d’Israël. Benjamin Netanyahou lui aurait répondu qu’il fallait certes consentir à de nombreux efforts pour préserver cette alliance, "mais pas à tout prix". "Nous ne devons ni renoncer à nos intérêts ni nous retirer", a-t-il conclu.