Tirs du Hezbollah : fermeture des écoles dans le nord
Cette décision intervient alors que Tsahal poursuit son offensive au sud du Liban.


Les autorités israéliennes ont ordonné la fermeture des établissements scolaires dans plusieurs localités proches de la frontière libanaise après une recrudescence des tirs de roquettes et des attaques de drones du Hezbollah contre le nord d’Israël.
Les nouvelles restrictions du Commandement du Front intérieur concernent notamment Kiryat Shmona ainsi que plusieurs localités de Haute-Galilée et du plateau du Golan. Les rassemblements ont également été limités, tandis que les plages de la région ont été fermées.
Cette décision intervient alors que Tsahal a élargi ses opérations militaires dans le sud du Liban. Selon l’armée israélienne, plus de 25 roquettes ont été tirées depuis le territoire libanais samedi. Des sirènes d’alerte ont notamment retenti à Safed, Karmiel et Kiryat Shmona. Plusieurs projectiles ont été interceptés, tandis que d’autres sont tombés dans des zones non habitées.
Le Hezbollah a également lancé plusieurs drones. L’un d’eux a frappé une zone militaire près de Shomera, tandis que deux autres ont été interceptés par les défenses aériennes israéliennes. Aucun blessé n’a été signalé.
Parallèlement, le centre médical de Galilée à Nahariya a annoncé le transfert de certaines activités vers des infrastructures souterraines protégées, en raison des risques sécuritaires croissants.
Sur le terrain, Tsahal poursuit son avancée au sud du Liban. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a confirmé que les forces de la 36e division avaient franchi le fleuve Litani. Des frappes aériennes et des tirs d’artillerie ont également visé plusieurs secteurs du sud du Liban, notamment aux abords du Beaufort et de Nabatiyé.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé Israël de mener une « politique de la terre brûlée » dans le sud du pays. Malgré ces critiques, il a défendu la poursuite des discussions directes avec Israël sous médiation américaine, estimant qu’il s’agissait de « la voie la moins coûteuse pour notre pays et notre peuple ».