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Sous pression américaine, Israël a réduit l’ampleur de sa frappe contre l’Iran
Donald Trump aurait répondu à Netanyahou qu’Israël était libre de prendre ses propres décisions, tout en l’avertissant que "chaque décision a ses conséquences"


De nouveaux détails ont émergé sur les échanges tendus entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans la nuit de dimanche à lundi, au moment où Israël envisageait une riposte militaire à la reprise des tirs iraniens.
Selon des informations révélées par i24NEWS, Donald Trump avait publiquement annoncé, avant même son premier entretien téléphonique avec le dirigeant israélien, son intention de lui demander de renoncer à une nouvelle frappe. "Je vais dire à Bibi : ne frappe pas", avait-il déclaré à la presse américaine. Lors de leur conversation, qui s’est tenue vers 23 heures, le président américain aurait insisté sur le fait qu’il privilégiait la voie diplomatique. "Nous sommes proches d’un accord", aurait-il affirmé.
Benjamin Netanyahou aurait néanmoins soutenu qu’une réponse militaire était nécessaire. Selon les informations rapportées, Donald Trump lui aurait alors répondu qu’Israël était libre de prendre ses propres décisions, tout en l’avertissant que "chaque décision a ses conséquences". Israël a finalement mené une frappe, mais d’une ampleur nettement plus limitée que celle initialement envisagée.
Toujours selon les mêmes sources, cette réduction serait intervenue après un second échange entre les deux dirigeants. Donald Trump aurait alors indiqué avoir reçu un message iranien signalant la fin des tirs et aurait conclu : "L’affaire est terminée."
À Jérusalem, plusieurs responsables estiment que cette séquence démontre que les discussions entre Washington et Téhéran demeurent distinctes des opérations israéliennes menées contre le Hezbollah au Liban. Toutefois, en coulisses, certains responsables israéliens expriment une inquiétude différente : ils redoutent que les événements récents n’incitent Donald Trump à demander à Israël de réduire à l’avenir ses opérations militaires non seulement à Dahiyeh, le bastion du Hezbollah à Beyrouth, mais également dans d’autres régions du Liban.
Cette préoccupation existe depuis plusieurs mois au sein de l’establishment israélien. Selon des responsables cités dans le rapport, l’un des objectifs du récent accord de cessez-le-feu annoncé conjointement par Israël, le Liban et les États-Unis était précisément d’empêcher que le dossier libanais soit intégré aux négociations entre Washington et Téhéran.
Des responsables israéliens affirment continuer à œuvrer pour empêcher toute tentative iranienne de lier les deux dossiers. Jusqu’à présent, Israël estime être parvenu à éviter toute mesure exceptionnelle de la part de l’administration Trump. La semaine dernière, l’ambassadeur américain au Liban avait même qualifié les avancées diplomatiques récentes de "pas irréversible". Malgré cela, certains responsables israéliens reconnaissent que la position de Donald Trump pourrait encore évoluer au gré des développements régionaux.