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Les sorties publiques de Donald Trump fragilisent les négociations avec l’Iran, selon ses conseillers
Ces interventions à répétition du président américain n’ont fait qu’alimenter la profonde méfiance iranienne envers Washington


Les déclarations répétées de Donald Trump compliqueraient sérieusement les discussions en cours entre les États-Unis et l’Iran, selon plusieurs conseillers du président américain interrogés par CNN. D’après ces sources, les pourparlers approchaient d’une percée vendredi avant que le chef de la Maison Blanche ne multiplie les commentaires publics sur leur contenu, notamment sur les réseaux sociaux et lors de longs entretiens téléphoniques avec des journalistes.
Toujours selon ces responsables américains, Donald Trump aurait affirmé publiquement que Téhéran avait accepté tous les points de désaccord, y compris l’abandon complet de ses stocks d’uranium enrichi. Des propos rapidement démentis par les autorités iraniennes. En privé, certains responsables reconnaissent que les négociations se trouvaient à un moment particulièrement sensible et que ces interventions n’ont fait qu’alimenter la profonde méfiance iranienne envers Washington.
La Maison Blanche a vivement rejeté cette lecture. Sa porte-parole Karoline Leavitt a assuré que les États-Unis n’avaient "jamais été aussi proches d’un bon accord avec l’Iran", grâce aux capacités de négociation de Donald Trump, dénonçant au passage l’accord nucléaire conclu sous Barack Obama.
Le président américain est également accusé d’avoir semé la confusion sur l’organisation même des discussions. Dimanche, il a affirmé que le vice-président JD Vance ne participerait pas au second round de pourparlers au Pakistan pour des raisons de sécurité, avant que la Maison Blanche ne précise qu’il dirigerait bien la délégation américaine. Lundi, Donald Trump a ensuite déclaré que JD Vance avait déjà quitté Washington pour Islamabad, alors qu’il se trouvait encore dans la capitale américaine et ne devait partir que mardi.
Plus tard dans la journée, le président a encore affirmé qu’un accord avec l’Iran serait conclu "dans la journée", alors qu’aucune rencontre n’était prévue avant mardi au plus tôt et que Téhéran n’avait toujours pas confirmé sa participation. Il a enfin indiqué à Bloomberg que le cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran expirait mercredi soir, soit un jour plus tard que la date qu’il avait lui-même fixée précédemment.