- i24NEWS
- International
- Ali Larijani, pilier du régime iranien, affirme avoir reçu un ultimatum d’Israël
Ali Larijani, pilier du régime iranien, affirme avoir reçu un ultimatum d’Israël
Au plus fort de la guerre des douze jours, il affirme avoir reçu un appel téléphonique menaçant d'Israël : "Vous avez 12 heures pour quitter l’Iran, sinon votre sort sera celui de vos amis"


Surnommé en Iran "le cerveau derrière la survie du régime", Ali Larijani est redevenu une figure centrale du pouvoir, malgré une image profondément dégradée dans son propre pays. Architecte de la machine idéologique de la République islamique pendant des années, il est accusé par ses détracteurs d’avoir contribué à façonner l’endoctrinement d’une génération et d’avoir joué un rôle direct dans la répression la plus brutale des contestations récentes.
Selon ses opposants, Larijani aurait été l’un des principaux planificateurs du massacre des manifestants en janvier dernier. Il aurait ordonné aux Gardiens de la révolution et aux milices du Bassidj d’écraser les rassemblements par la force, une répression qui aurait fait des milliers de morts. Cette responsabilité présumée explique la haine intense qu’il suscite dans la rue iranienne.
La spécialiste de l'Iran Tamar Eilam Gindin souligne que nombre d’opposants promettent à Larijani un sort judiciaire implacable en cas de chute du régime, évoquant l’éventualité de procès comparables à ceux de Nuremberg.
Malgré une fidélité sans faille au guide suprême Ali Khamenei, sa trajectoire politique a été jalonnée d’humiliations. Il a été disqualifié à deux reprises de la course à la présidence dans des conditions jugées opaques. Plus récemment, il aurait été envoyé discrètement au Liban pour tenter d’obtenir l’activation complète du Hezbollah contre Israël, une initiative qui se serait soldée par un échec.
Mais l’épisode le plus spectaculaire concerne les tensions directes avec Israël. Larijani affirme qu’au plus fort de la guerre, il a reçu un appel téléphonique menaçant : "Vous avez 12 heures pour quitter l’Iran, sinon votre sort sera celui de vos amis." Il dit avoir immédiatement compris, à l’indicatif, l’origine de l’appel et assure avoir répondu à Benjamin Netanyahou "comme il se doit".
Aujourd’hui, Larijani affiche une assurance provocatrice face aux menaces occidentales. Il balaie les avertissements militaires d’un revers de main, déclarant que ses adversaires "ne connaissent que le début de la guerre, pas sa fin". Reste en suspens la question de l’avenir de cet homme, considéré par ses détracteurs comme responsable du sang versé, et qui se retrouve désormais clairement dans la ligne de mire d’Israël.