- i24NEWS
- International
- Donald Trump envisage une frappe limitée contre l’Iran pour forcer un accord
Donald Trump envisage une frappe limitée contre l’Iran pour forcer un accord
Une attaque initiale, si elle était validée, pourrait intervenir dans les prochains jours et viser plusieurs sites militaires ou gouvernementaux iraniens


Le président des États-Unis Donald Trump envisagerait une frappe militaire "limitée" contre l’Iran afin de contraindre Téhéran à accepter ses conditions dans les négociations sur le nucléaire. C’est ce qu’a rapporté dans la nuit de mercredi à jeudi le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.
Selon ces informations, une attaque initiale, si elle était validée, pourrait intervenir dans les prochains jours et viser plusieurs sites militaires ou gouvernementaux iraniens. L’objectif serait d’exercer une pression ciblée sans déclencher, dans un premier temps, un engrenage militaire de grande ampleur.
D’après les sources citées, si l’Iran persistait à refuser d’abandonner l’enrichissement d’uranium, comme l’exige Washington, l’administration Trump pourrait élargir considérablement son action. Une opération plus vaste viserait alors des infrastructures clés du régime, avec pour ambition affichée d’affaiblir, voire de provoquer la chute du pouvoir en place.
Cette option d’une frappe graduée, révélée pour la première fois, laisse entendre que Donald Trump pourrait recourir à la force non seulement en cas d’échec des négociations, mais également comme levier pour obtenir un accord jugé plus favorable aux intérêts américains. Un responsable évoque la possibilité d’une montée en puissance progressive : commencer par une opération restreinte avant d’ordonner, si nécessaire, des frappes d’envergure tant que Téhéran ne mettrait pas fin à ses activités d’enrichissement nucléaire.
Aucune décision définitive n’aurait toutefois été prise à ce stade. Les scénarios à l’étude iraient d’une campagne d’une semaine destinée à provoquer un changement de régime, à une série de frappes plus limitées contre des installations militaires et gouvernementales.
Plusieurs responsables et analystes américains mettent en garde contre le risque d’escalade. Une telle initiative pourrait susciter une riposte iranienne et entraîner les États-Unis dans un conflit régional plus large au Moyen-Orient, mettant en danger leurs alliés dans la région.
Du côté iranien, les menaces de représailles se multiplient. Des responsables ont promis une réponse d’une "puissance maximale" à toute attaque américaine. Dans une série de déclarations publiées mardi sur les réseaux sociaux, le guide suprême Ali Khamenei a affirmé que ses forces seraient capables de couler un porte-avions américain et de frapper l’armée américaine "si durement qu’elle ne pourrait pas se relever".
Le Wall Street Journal souligne également la méfiance de Téhéran à l’égard du calendrier diplomatique de Washington. L’an dernier, la Maison-Blanche avait annoncé accorder à l’Iran deux semaines pour conclure un accord nucléaire similaire. Quelques jours plus tard, des bombardiers B-2 avaient frappé trois sites nucléaires iraniens, ralentissant le programme atomique du pays.