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Donald Trump envisage une opération pour récupérer de l’uranium iranien
Donald Trump a clairement indiqué à ses alliés que cet uranium ne pouvait rester entre les mains de l’Iran


Le président américain Donald Trump étudie la possibilité d’une opération militaire visant à récupérer plus de 450 kilos d’uranium sur le sol iranien, a rapporté lundi le Wall Street Journal. Aucune décision n’a encore été prise, les autorités américaines évaluant les risques qu’une telle mission ferait peser sur leurs forces. En parallèle, Washington chercherait à pousser Téhéran à remettre volontairement ce matériel sensible en échange d’un accord mettant fin à la guerre.
Selon ces informations, Donald Trump a clairement indiqué à ses alliés que cet uranium ne pouvait rester entre les mains de l’Iran. Certains de ses soutiens estiment qu’une opération ciblée pourrait permettre de sécuriser ces stocks sans prolonger significativement le conflit, avec l’objectif affiché de conclure la guerre d’ici la mi-avril. Toutefois, d’anciens responsables militaires américains mettent en garde contre une mission particulièrement complexe et risquée, qui pourrait compter parmi les plus délicates jamais envisagées par l’administration.
Dans le même temps, le président américain multiplie les déclarations offensives. Dans un entretien au Financial Times, il a évoqué la possibilité de s’emparer du pétrole iranien, y compris en prenant le contrôle de l’île stratégique de Kharg, principal terminal d’exportation du pays. Bien qu’il n’ait pas pris de décision ferme, il a suggéré que cette option restait sur la table, estimant que l’île serait peu défendue.
Donald Trump a par ailleurs affirmé que les frappes américaines avaient profondément affaibli le pouvoir iranien, allant jusqu’à parler d’un "changement de régime" de facto. Il a également déclaré que Téhéran aurait accepté une grande partie des conditions américaines dans le cadre de négociations en cours, évoquant la possibilité d’un accord rapide, tout en reconnaissant l’incertitude persistante.
Sur le plan régional, le président américain a indiqué que l’Iran avait autorisé le passage de plusieurs pétroliers dans le détroit d’Ormuz, qu’il présente comme un geste de bonne volonté. Il a toutefois maintenu un ton menaçant, affirmant que les États-Unis pourraient fermer ce passage stratégique "en un instant" si nécessaire, tout en assurant que les pays du Golfe soutiennent pleinement Washington. Entre pression militaire et ouverture diplomatique, la stratégie américaine semble osciller, laissant planer le doute sur l’issue du conflit.