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Washington freine l’option militaire contre l’Iran malgré la pression israélienne
"Ce sont vraiment les Israéliens qui veulent une frappe. Le président, lui, n’en est pas là", a confié un responsable américain


Alors qu’Israël plaide pour une action militaire contre l’Iran, le président américain Donald Trump se montre réticent à franchir ce pas. Selon le site Axios, plusieurs responsables israéliens de premier plan ont récemment tenté de convaincre Washington de lancer des frappes, sans parvenir à infléchir la position de la Maison-Blanche.
Au cœur de ces échanges figure le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, qui s’est rendu à Washington au cours du week-end. Lors de sa visite, il a présenté au président du Comité des chefs d’état-major interarmées, le général Dan Caine, les scénarios offensifs et défensifs envisagés par Israël en cas de guerre ouverte avec l’Iran.
Malgré ces briefings détaillés, la position américaine serait restée inchangée. "Rien de ce qui est sorti de cette réunion n’a modifié l’avis du général Caine ni celui du président sur une attaque contre l’Iran", a confié un responsable américain cité par Axios. Un autre haut responsable résume la situation sans détour : "Ce sont vraiment les Israéliens qui veulent une frappe. Le président, lui, n’en est pas là."
Selon trois conseillers proches de Donald Trump, le chef de l’exécutif américain aurait pourtant envisagé par le passé une option militaire, notamment lors des grandes manifestations en Iran. Mais son approche aurait évolué, la majorité de son entourage estimant désormais qu’une intervention armée ne serait pas la bonne réponse dans le contexte actuel.
Cette prudence n’exclut toutefois pas un durcissement rapide. Un responsable d’un pays impliqué dans la médiation entre Washington et Téhéran a averti que l’attitude de Trump pourrait changer si l’Iran ne faisait pas de concessions concrètes lors des discussions prévues vendredi. "Si l’Iran arrive aux négociations sans propositions tangibles, il pourrait très vite se retrouver dans une situation extrêmement difficile", a-t-il prévenu.