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Les conseillers de Trump doutent de l’efficacité d’une frappe majeure contre l’Iran
L’administration américaine évalue pour l’heure l’évolution de la répression menée par Téhéran contre les manifestants avant de déterminer l’ampleur d’une éventuelle réponse militaire


Le président américain Donald Trump a été averti par ses conseillers qu’une attaque militaire de grande ampleur contre l’Iran aurait peu de chances de renverser le régime et risquerait au contraire de provoquer une escalade régionale majeure, selon des responsables américains cités jeudi par le Wall Street Journal.
D’après ces sources, l’administration américaine évalue pour l’heure l’évolution de la répression menée par Téhéran contre les manifestants avant de déterminer l’ampleur d’une éventuelle réponse militaire. Les responsables militaires et les partenaires régionaux des États-Unis estiment qu’une opération d’envergure nécessiterait un renforcement significatif des moyens militaires américains au Moyen-Orient, tant pour mener une frappe que pour protéger les forces américaines et leurs alliés, notamment Israël, face à d’éventuelles représailles iraniennes.
Selon ces analyses, même une campagne de bombardements massive serait insuffisante pour faire tomber le régime, tout en augmentant considérablement le risque d’un conflit élargi. Des frappes plus limitées pourraient, en revanche, soutenir moralement les manifestants, sans pour autant mettre fin à la répression en cours.
Donald Trump n’a pas encore arrêté sa décision finale, mais il a ordonné le pré-positionnement de moyens militaires afin de conserver toutes les options ouvertes, selon les responsables interrogés. La Maison-Blanche affirme avoir clairement mis en garde Téhéran. "Le président et son équipe ont fait savoir au régime iranien que si les tueries se poursuivaient, il y aurait de graves conséquences", a déclaré la porte-parole de la présidence, Karoline Leavitt. Elle a ajouté que seules quelques personnes au sein de l’administration étaient informées des intentions exactes du chef de l’État.
Mercredi, les tensions semblaient avoir atteint un point critique, laissant planer la perspective imminente d’une action américaine. La situation s’est toutefois apaisée après que Trump a affirmé avoir reçu des assurances selon lesquelles les violences contre les manifestants auraient cessé. "On nous a indiqué de manière assez ferme que les tueries en Iran s’arrêtaient et qu’il n’y avait pas de projet d’exécutions", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale, tout en soulignant que Washington vérifierait ces informations.
Jeudi matin, le régime iranien a rouvert son espace aérien, fermé quelques heures plus tôt, et a annoncé qu’il ne procéderait pas à l’exécution d’Erfan Soltani, un homme de 26 ans arrêté lors des récentes manifestations et devenu un symbole du mouvement de contestation.
Ces signaux ont contribué à calmer temporairement les tensions, sans pour autant lever l’incertitude sur la suite de la stratégie américaine face à Téhéran.